La Fatalité n'existe pas à Bienne et ailleurs
C'est passionnant comme changer de toutes petites choses dans la vie influe sur l'existence entière.
C'est passionnant comme tout est une question de gout, de point de vue, d’interprétation.
Ainsi ce qui est dramatique pour les uns devient un vrai bonheur pour les autres.
Et comme les apparences sont trompeuses.. tout celà devrait, une fois pour toute calmer cette envie de juger les autres qui nous démange.
Je me demande, c'est tellement puissant ce besoin chez l'être humain, est-ce naturel?
Serait-ce carrément contre-nature de s'en abstenir.
Parce qu'on peut dire ce qu'on veut. on ne peut pas s'en empêcher.
On range les gens, les choses, les actes dans des cases.
Comme si notre cerveau contenait des armoires à l'ancienne avec des tiroirs.
Et nous, on range les informations que l'on perçoit, au fur et à mesure.
Tiroirs pour les gentils, tiroirs pour les méchants.
Tiroirs pour ceux qu'on aime ou pas.
Enfin, c'est comme ça qu'on faisait avant.
Maintenant , à force de les utiliser, nos cerveaux sont des ordinateurs.
Avec des programmes remplis de paramètres.
Ce qui donne à nos esprits des possibilités bien plus étendues.
Dans un certains sens,
Je me demande, si de cette façon, alors que nous engrangeons une quantité incroyable d'informations, que nous devenons capable d'en mémoriser bien plus qu'avant, de les stocker, mais aussi de les utiliser, la fantaisie pure, la créativité et l'imagination ne se retrouveraient pas bridées.
-Hein? tu peux répêter la question?
Ce serait comme si on nous programmais pour penser d'une façon linéaire.
-Mh...
Comme si on ne pouvait plus laisser libre cours à nos pensées pour aboutir à nos propres raisonnement.
-Ok.. la c'est plus clair. C'est bien possible.
Je dirais même que l'on a plus besoin de ressentir puisque d'autres l'ont déjà fait pour nous : il n'y a qu'à chercher sur internet...
Tandis qu'avant, avec nos quelques tiroirs, et pas d'i-phone pour nous dire comment faire, on avait tout le loisir pour voyager dans nos esprits,
Tout est question de point de vue.
Espérons alors qu'ils continueront d'être nombreux.