Esprit de Noêl 2 à Bienne, juste à Bienne
Je ne sais pas quel jour on est, je vous assure, je ne sais pas.
Je suis fatiguée.
Trois mois de lutte ,d’incompréhension.
De yoyo émotionnel.
Je n'en peux plus.
Par contre, je vais bien.
J'ai le moral.
J'ai passé une excellente journée.
D'abord, interview , chez moi par Thierry Luterbacher, qui est sorti de sa télé pour s'incarner dans ma cuisine.
Dans le fonds, il est tellement sympa que c'était pas si bizarre.
Il y a des gens comme ça, avec qui tout semble naturel, comme si on les connaissait déjà depuis longtemps.
David le lutin urbain était là aussi.
Avec une tortilla qu'il avait préparé.
Un amour ce David.
Raconter ma vie quelqu'un qui sait écouter et synthétiser ce que je dis, c'est quasi-thérapeutique.
Je voulais surtout dire ce qui est positif dans mon histoire.
Les gens sans qui je ne m'en serais pas tiré.
La solidarité qui fait de mon histoire un quasi-conte de Noël.
Thierry m'a demandé si j'étais toujours la même, après ces trois mois.
Bonne question.
Effectivement.
J'ai pris conscience de la bonté des gens.
Une pure bonté humaine, de qualité.
Qui m'a véritablement sauvé la vie.
Ca m'a rappelé aussi a quel point mes droits ont pu être bafoués, toutes ces années.
Pourquoi il est presque impossible de se sortir des oeuvres sociales, , quand , la vie augmente et que les prestations diminuent..
Mais j'y arriverai.
Peut-être que c'est la morale de cette histoire.