Doutes et motivations (à Bienne et ailleurs)
Le processus de créativité est complexe et les créatifs eux-mêmes sensibles.
Très sensibles.
On me dit parfois des choses du genre : les likes sur facebook ne veulent pas dire grand chose.
C'est très relatif.
Déjà, ça veut dire que quelqu'un sait que vous existez.
Et si réellement il n'aime pas ce que vous faites, alors pourquoi perdre son temps en pressant sur la touche correspondante?
Ca me donne une bonne indication sur ma popularité.
Mais surtout, ça me motive extrêmement.
On me dit encore : il faut savoir accepter la critique.
Je suis d'accord, à condition qu'elle soie réelle et constructive.
Voyons voir.. par exemple, si on me dit, tiens, tu t'es trompé dans l'identification.
Mais me dire : j'aime pas ette photo, ce n'est pas une critique, c'est une question de gout et je trouve ça très peu délicat.
C'est un peu comme quelqu'un qui se présente à vous avec une nouvelle coupe de cheveux, on se retient , en général, de dire : olala, ça te va pas du tout.
Parce qu'on a pas été que nourris, nos parents nous ont aussi élevés.
Après, c'est une question de délicatesse.
Pour moi, c'est pire.
Et je ne suis pas la seule.
Il faut imaginer, que même si un créaatif est sure de lui et content de son travail, il est un être paradoxal et pétri de doute.
La moindre réflexion négative, le moindre *j'aime" en moins sur sa page Facebook, et le voilà qui remet en question toute son oeuvre.
Et si, en plus, il tombe sur un des rares êtres sur cette planête qui déteste les femmes au point d'attaquer gratuitement tout son travail, alors...
Alors, il peut arriver que celà le mine au point de ne plus pouvoir créer.
Quand tout arrive en même temps, ç'est ce qui s'est passé pour moi, c'est la catastrophe.
Repli sur soi, peur de présenter de nouvelles oeuvres, et carrément plus envie d'en faire.
Il faut un certain courage pour s'exposer comme je le fait.
C'est tellement facile de critiquer, quand soi-même on est incapable de produire quoique ce soit de personnel.
Par contre, et heureusement pour moi, j'ai des fans, et j'ai ma Dream Team.
C'est grâce à eux, à leur gentillesse, à leur joie de découvrir les nouvelles photos, que je retrouve le gout de créer.
Déjà. les faire c'était vraiment chouette, il y avait une super-ambiance.
Les deux nouvelles se sont intégrées comme si elles avaient toujours été là.
La motivation de Julie, la bonne humeur contagieuse d'Isa m'ont fait un bien fou.
J'aime toutes ces femmes pour leurs qualités, mais encore plus pour leurs défauts qui les rendent humaines et me permet de les comprendre davantage.
Je les aime au point que j'ai toujours peur de les decevoirs.
Elles aussi ont des gouts et des préférences.
Mais elles savent me dire avec tact ce qu'elles apprécient ou pas.
J'ai eu beaucoup de peine à montrer mes premières photos, autant de peine que j'ai eu à les retoucher.
L'état d'esprit dans le quel je le fait est très important.
Démotivée et rongée par le doute, je ne savais plus ce qui étais bien ou pas.
En plus, je n'ai pas réussi à terminer ma collection apsule dans les temps.
Après des heures et des heures de travail, j'ai pu mettre la première photo.
Je n'ai pas pu mettre certaines des meilleurs parce qu'il y a dessus des personnes qui n'étaient pas prévues et que je ne peux pas mettre sur internet.
Enfin bref, j'ai mis la première photo, j'avais très peur qu'Alina ne l'aime pas.
Mais ça lui a plu, alors, j'ai pu continuer avec celles de Julie, et là, l'explosion est arrivée jusqu'au Canada. Plus de 45 j'aime en deux jours.
Alors voilà, tout ça pour dire : si vous aimez ce que je fais et que vous me le dites, vous m'apportez un élément indispensable dans mon schéma de création.
Grace à vous, j'ai envie de montrer ce que je fais, et mieux : je suis motivée pour créer et créer encore.
Un seul mot pour résumer ce que j'ai envie de vous dire : MERCI.
Plus trois pour exprimer ce que je ressent : je vous aime!!!