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16 Apr

Compassion à Bienne et ailleurs

Publié par Cat  - Catégories :  #compassion, #pieds

Compassion à Bienne et ailleurs

Peu de gens connaissent la véritable signification de ce mot.

Certain le confondent avec la pitié.

Mais la compassion est bien plus noble, bien plus grande.

Elle nécessite une force de l'âme qui s'obtient lorsque l'on à soi-même parcouru un certain chemin.

J'ai cru longtemps à tort, que ceux qui avaient souffert davantage arrivaient naturellement à la compassion.

Grave erreur, la souffrance ne se quantifie pas, ne se calcule pas.

Elle est là pour nous apprendre quelque chose.

Mais certain d'entre nous n'en sont pas capables, malgré leurs tourments plus prononcés, tant qu'ils auront au fond de leur coeur d'autres sentiments humains nettement moins élevés : jalousie, envie, méfiance.

Ceux là croient vous faire une faveur, en vous accordant leur attention.

Mais lorsqu'ils vous testent encore et encore ce n'est que pour s'assurer, à la fin, qu'ils avaient raison de ne pas vous faire confiance.

Quoi que vous fassiez, un jour, il leretourneront à leur avantage et vous descendrons sans pitié du piédestal sur lequel ils vous avaient mis jusque là.

J'en ai rencontré quelques uns dans ma vie.

La différence entre eux et moi, ce n'est que la volonté qui me porte, d'arriver un jour à cette évolution et d'être capable d'une vraie compassion.

La compassion, alors? qu'est-ce que c'est?

C'est une vertu, celle de l'enfant qui dans son lit prie avant de dormir pour que la terre entière se porte mieux.

Il commence par ses parents, sa soeur avec qui il s'est disputé, sa famille , ses amis, les gens qui l'entourent, sa ville, son pays, et et tout les autres.

Parce que fondamentalement il sent que c'est juste.

Qe tout ce qui vit sur notre planête mérite le même respect que l'on aimerait pour soi-même.

Mais pas seulement, Il cherche encore ce qu'il pourrait faire pour s'améliorer, pour aider de son mieux ceux qui sont sur son chemin et ressentira une joie profonde chaque fois qu'il le pourra.

Cet enfant là, qui a pu trouver la paix avant son sommeil, parce que personne ne l'aura dérangé et aussi, surement, je ne sais pas, mais ça me semble logique, parce qu'il dormira dans un bon lit.

Je pense à un autre enfant, que l'on retire à sa mère, ou un autre qui n'est en sécurité nulle part.

Un enfant qui ne connait que les coups et la trahison.. est-il capable de compassion?

Je ne sais pas. Ca doit être plus difficile, ou alors, il faut une une exceptionnelle capacité

d'empathie.

Il y a ceux aussi qui s'arrêtent sur le chemin de la compassion pour attendre un retour qui ne vient pas.

Pourtant, si ils regardaient mieux, ils sauraient qu'ils l'ont déjà reçu.

Que ce qu'ils ont, que ce qu'ils sont est la récompense qu'ils attendent en vain.

Parce que ça ne fonctionne pas dans ce sens.

Et lorsqu'ils perdent une partie de cette richesse, ils ne comprennent pas toujours que rien est acquis.

J'essaie toujours de me dire que quoi qu'il arrive, ça pourrait être pire.

Mais là, je m'éloigne de mon sujet.

Je ne suis pas une sainte, loin de là, je ne suis pas religieuse non plus.

Même si la compassion est le fondement de la plupart des grandes religions.

Je veux pouvoir compatir, parce que c'est la seule chose qui calmera mon âme et me permettra de ma regarder dans une glace sans vomir.

Je n'y arrive pas toujours, mais j'essaie.

Autour de moi, je trouve heureusement cette compassion.

Je la trouve dans ma mère, je la trouve dans certaines de mes amies.

Celle qui m'a aidé aujourd'hui m'a écrit : je suis très contente de pouvoir t'aider.

Et là , je retrouve l'enfant qui ressent une joie profonde à faire le bien, mêlé à l'adulte qui

comprends et qui agit.

Je me sens exceptionnellement privilégiée d'avoir des amies de cette trempe.

Quand j’appelle au secours, ce n'est jamais en vain.

Je ne vais pas les citer, parce que quelque chose me dit qu'il ne faut pas,

Mai elles savent bien ,qui elles sont et ce qu'elles ont fait.

J'aimerais les remercier.

J'aimerais être à leur place, parce que mille fois, je préfère être celle qui aide que celle qui est aidée.

Je n'aimerais pas être à la place de celles ou ceux qui n'ont pas la force de regarder la misère de leurs proches en face et se donnent bonne conscience en allant en soulager une autre, lointaine, qu'ils pourront idéaliser dans leurs boites à B.A.

Comme un scout qui fait des bonnes actions parce que ça fait partie du jeux.

Je n'aimerais pas être à la place de ceux qui ont peur qu'on leur enlève quelque chose.

Il arrive souvent que celui ou celle qui aide s'en ramasse plein la figure dans la même journée.

Comme pour lui rappeler que quoi qu'il fasse, la vie restera injuste.

Elle ne l'est pas, si quelqu'un les blesse, c'est parce qu'il sont assez forts pour le supporter.

Mais qu'en vérité, l'épreuve n'est pas pour eux. Ils sont en quelque sorte des "dommages collatéraux".

C'est aussi une bonne indication pour comprendre à qui ils ont affaire.

Dans ce cas là, ce n'est plus la compassion qui est de mise, ce serait comme donner des perles à un cochon,

Dans ces cas là, j'ai tendance à être reconnaissante à la personne qui dévoile ses mauvaises cartes.

Elle m'évite de lui donner mon énergie pour rien.

Je veux terminer sur un point positif, la belle journée que j'ai passé à photographier les jolis petits pieds d'Antoinette.

Mine de rien , les pieds, c'est la base, ils méritent bien qu'on leur fasse un peu honneur!!

Les siens en particuliers.

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"Comment écrire sans offenser les Dieux ? En les ignorant , tout simplement" Yasmina Khadra