Deux trois choses que je commence à mieux comprendre...
Quand on fait beaucoup pour les autres, ou même pas forcément beaucoup, ça peut être une chose pour une personne, enfin bref : quand on aide quelqu'un il ne faut pas s'attendre à un retour.
C'est clair.
Quand on donne, c'est gratuit. Point, sinon, ça prends un autre nom.
On attends rien, mais quand même, vu mon éducation, je dirais qu'un minimum de reconnaissance est normal.
Par contre, il y a un phénomène que j'ai observé, c'est que parfois, on donne beaucoup, et au lieu de reconnaissance, on reçoit des coups.
Coups de gueule, coups tordus...
Presque ou carrément de la haine.
J'ai toujours pensé que ça se produisait parce qu'on aimait pas forcément être redevable.
Mais il peut y avoir d'autres raisons.
Par exemple, que la personne qui a aidé se trouve à son tour dans le besoin, et qu'on ne puisse rien faire pour elle.
Parce que soi-même on s'en est pas encore tiré.
Ou alors, on va mieux, mais pas encore assez bien.
Il se peut aussi que quelqu'un d'autre aie besoin de nous de plus proche, et que l'on mobilise tant son énergie, que l'on arrive pas à tout gérer.
Etc...
Enfin bref, et là on peut se sentir très coupable quand on se rends compte, par exemple, que l'amie tant dévoué est déjà sorti depuis une semaine de l’hôpital.. et que , malgré que l'on connaisse la date exacte de son opération, on aie totalement zappé ... Facebook ,étant bien fait, voilà que , chose rare, on se plonge , par hasard dans le fil d'actualité et qu'on se rende compte.. que c'est trop tard... et on se sent pas bien.
On a des excuses, certes, boulot, fatigue, soucis persos.. mais tout de même on se sent mal.
On mobilise tellement d'énergie pour remonter sa propre pente qu'on se focalise sur ce qui est évident, devant soi, mais on arrive pas à aller plus loin.
Bien sûr, l'amie en question le sait bien et n'est pas du genre à vous en vouloir, mais vous vous en voulez à vous-mêmes pour deux.
Je ne parlerai pas des autres.
Je parle de moi.
Je m'en veux.
Mais ça ne sert à rien.
Et, après tout , il n'est jamais trop tard pour bien faire.
L'énergie me revient.
Je comprends pourquoi tout me semblait si dur ces derniers temps.. et ça va durer encore un moment.
Mais j'ai le moral, malgré tout.
Je suis infiniment reconnaissante pour toute l'aide que l'on m'a apporté.
Maintenant, je veux repasser dans l'autre camp.
Celui de ceux qui aident.
Je n'en suis pas encore là, mais c'est mon but.