Sereine, tu parles !
La sérénité ne dure qu'un temps, l'espace d'un click et la voilà figée
Donnant l'impression trompeuse d'une éternité numérique.
En fait, même là, à l'intérieur, ça bout.
Comme une cocotte minute sous pression,
Comme la marmite des cannibales, ou dépasse la queue d'une carotte et la tête rétrécie par la chaleur du pauvre explorateur ayant eu le malheur de s'aventurer sur une terre primitive.
Je me suis promis d'être honnête,
Moi.
Mais forcément, je ne peut pas exiger des autres qu'ils fassent pareil,
Par contre, ma sensibilité exacerbée devient ma plus grande force, me permettant, rétroactivement une lucidité nouvelle sur les événements.
Quand tout à l'air d'aller bien et que je me réveille la tête dans le U.
Avec la gueule de bois.
Alors que je carbure essentiellement au jus de pomme.
Et vice-versa.
Mon cerveau s'est habitué à ces nouvelles directives et il me livre l'analyse des mises à jour.
Avec les détails,
Essentiels,
Il suffit d'une virgule pour changer le sens d'une phrase.
D'un baiser pour réveiller une princesse endormie.
Par contre les grenouilles ne sont pas toutes des princes.
Le meilleur moyen de s'en assurer est de toucher leur peau.
Si il y a de l'humain , elle est douce et chaude.
Si c'est bien un pur batracien, alors elle sera froide et presque écailleuse,
Comme celle d'un serpent.
Ce qui ne signifie pas pour autant que c'est un méchant serpent.
Plutôt une pauvre bête effrayée coincée dans les mares qu'il choisit toujours trop petite,
Comme dirait l'autre, je me comprends.
Une chose est sure... j'ai une tendresse particulière pour ces pauvres bêtes.
Spécialement dans mon assiette.
Donc, je me réveille sans haine, sans passion non plus.
Avec mes longs cheveux de princesse parfumée à la grenade.
Mon cheval violet attends en bas de la maison.
Bien rangé dans le corridor à l'abri des voleurs,
Prêts à partir pour de nouvelles aventures.