Les secrets de la Sorcière Bay Fall
Ca faisait longtemps.
Voilà donc : il était une fois....
Une sorcière Bay Fall aux yeux Opales.
Pas les opales taillées que l'on voit chez les bijoutiers.
Non.
Celles-ci ont perdu leur mystère, comme déflorée par les tailleurs de pierres.
La sorcière Bay Fall avait les yeux comme des opales brutes,
Celles que l'on arrache aux creux des terres australiennes,
Qu'il faut regarder à la lumière du jour.
Attentivement.
Aux milieux des reflets blancs,
Ce qu'on y voit n'existe nul part ailleurs,
Des couleurs enfouie, prisonnières de leur gangue de pierre
mais qui scintillent par elles-mêmes,
Comme des traces extra-terrestres conservées par le temps.
La sorcière dont je parle revenait d'un long voyage , sur ses terres africaines.
Mais lorsqu'elles se promenait dans sa petite ville européenne , personne n'aurait pu soupçonner un instant qui elle était.
Sa seule présence suffisait pour instantanément améliorer ceux qui la cotoyaient.
En fait simplement, penser à elle suffisait.
Encore pour ça fallait-il la respecter.
C'est ce que j'ai fait.
C'est ainsi que grâce à elle,
La maintenant tout de suite, je viens de me souvenirs de quelque chose d'important.
Quand j'écris un conte, je ne sais jamais comment il va finir.
Maintenant je le sais.
Encore faut-il avoir la patience de me lire jusqu'au bout.
Ceux qui ne méritent pas de le savoir sont déjà parti.
Alors voilà, ce que je sais, ce que j'ai appris, il y a longtemps, lorsque moi aussi, je me suis aventurée en terre africaine.
Un puissant Touareg m'avait pris sous sa protection,
Naïvement, je pensais qu'il appréciait ma présence.
C'était le cas, j'espère,mais pas seulement.
Il savait qu'il est possible, lorsque l'on serre quelqu'un dans ses bras, de s'approprier une part de cette personne,
Ca peut aller loin.
J'en ai connu un,
Sorte de vampire qui arrivait à rajeunir de cette façon.
En ne cotoyant que des adolescents,
Ce qu'il avait vu en moi, je ne sais pas ce que c'est, mais je me souviens très bien, quand et comment ça c'est passé.
Et surtout ce qui c'est produit par la suite.
-Tu parles de qui là ? du Touareg ou du vampire ?
Des deux, je parles des deux.
Mais surtout, je parles pour ma copine , à qui je dédie ces lignes
A elle et à toutes les personnes qui ne comprennent pas pourquoi,
quelqu'un qu'ils ont aimé très fort, les abandonne soudain, sans donner de nouvelles.
Ce que Touareg et Vampire faisaient consciemment, nous le faisons tous sans nous rendre compte.
Il faut avoir l'esprit ouvert pour comprendre la suite de mon histoire.
Nous étions là, au milieu du désert.
J'étais un peu perdue, parce qu'il m'avait menti, au lieu de m'emmener visiter sa famille comme prévu, il m'avait conduit dans son jardin , au milieu du désert.
On y accédait par un semblant de route, avec sa vieille jeep, qui sautait littéralement de rochers en rochers, dans les montagnes du Hoggar.
J'étais à sa merci, tellement confiante, mais apeurée quand même.
Assis dans une petite cabane, il me livrait ses secrets mais je restais sur mes gardes.
Connaissant la liberté des touaregs, j'ai bien pensé à ce qu'il voulait de moi.
Il m'assura que non.
Encore aujourd'hui, je ne suis pas sure qu'il m'aie dit la vérité.
Le fait est que je gardais mes distances.
Tandis qu'autour de nous, la tempête de sable menaçait de s'abattre.
C'est très violent une tempête de sable, ça pénètre partout, dans chacun de vos pores et modifie le paysage au point de perdre tout vos repères.
Sauf pour les touaregs qui regardent en haut, et se guident avec les étoiles.
Je mesurais ma chance d'avoir accès à ses secrets millénaires qui ne se transmettent qu'oralement.
Mais quand même, je me sentais mal à l'aise.
Je ne vous raconterai pas tout, pour me concentrer sur le sujet,
Mais ces quelques détails sont nécessaires pour comprendre l'extraordinaire de ce qui va suivre.
Prétextant un besoin pressant, (oui je sais ça n'est pas très délicat, mais c'est la vérité), je m'éloignait un peu de la cabane pour trouver un peu de répit dans l'intensité de ce moment.
Tandis que je m'accroupissait parmi les acacias, je vis à quelques mètres de moi,
deux yeux jaunes brillants qui me fixaient.j'osais à peine respirer.
Il y avait un bruit aussi, une sorte de grésillement.
Je ne saurais jamais ce que c'était.
On est jamais seul dans le désert.
Perturbée comme j'étais déjà, ça n'a rien arrangé.
Je remonte en direction de la cabane et je trouve mon Touareg sur le chemin.
Et là, il me prends dans ses bras et me serre très fort.
Je sens tout son corps trembler dans une étrange vibration.
Quelque chose vient de se passer.
Sur le moment je n'ai aucune idée de quoi, mais je sens que quelque chose en moi à changé.
Il me ramène à l'hotel ou m'attends mon copain..
Le lendemain, mon Touareg est d'une humeur de chien,
C'est tout juste s'il est agréable, je le sent distant, étrange.
Moi, par contre, je vais de mieux en mieux.
Une sorte de force nouvelle m'a envahie.
Et c'est là que ça devient fou.
Un couple de Suisse nous rejoint pour la traversée finale du Sahara
Ils sont en moto , mais rapidement, la femme se revéle incapable d'assurer.
Mon copain prends la moto a sa place et je conduis.
Avec le vieux pull de mon Touareg sur le dos.
Je conduis.
Moi qui n'ai le permis que depuis quelques mois et aucune expérience du désert, je conduis incroyablement bien.
Comme si j'avais fait ça toute ma vie.
Non seulement je n'ai pas peur, mais j'aime ça.
Je suis portée, je ne commet aucune faute,
Même quand la vitesse décroche, même quand les rochers affleurent de tout côtés.
Je ne m'ensable pas,
Je n'abime pas la voiture.
Je traverse tout.
Tandis que mon copain , perds pieds, psychologiquement, je suis plus forte que je ne l'ai jamais été.
Au point de mener les négociations au moment de vendre la voiture.
Avec une bande de malabard nigérians hyper-balèses.
Je la vends 5 fois le prix que nous l'avons payée.
Jusqu'au bout, jusqu'a la fin de nos aventures, je traverse toutes les épreuves, avec une force que je ne me connaissais pas.
Je suis habitée.
Confusément, mais fortement, je le sais, cette force je l'ai reçue.
Au lieu de prendre la mienne, mon Touareg m'a donné la sienne.
Voilà pourquoi, mon amie chérie, nous avons tant de peine à trouver quelqu'un a la hauteur,
Parce que certains sont émetteurs et d'autre récepteurs,
mais nous sommes les deux.
C'est une faculté qui fait peur.
Surtout lorsqu'elle est décuplée.
Nous ne serons jamais les petits nénuphars ou se posent les crapauds.
Ce n'est pas une mare qu'il nous faut, mais l'océan.
Nous n'avons pas peur d'avancer, de changer de vie, de risquer nos corps et nos coeurs.
Et ça, ça fait peur.
L'homme est lâche, l'homme aime être supérieur.
L'homme a encore plus peur de souffrir que nous.
Alors il fuit... comme un couard qu'il est se réfugier en terrain facile.
Qu^'elle se rassurent, les femmes de ces hommes là, qu'elles les gardent !
Ils n'ont aucun intérêt.
Pourtant, ils avaient de la chance , que notre capacité à reconnaitre nos défauts nous rendent indulgente avec les leurs,
Tu vois, ce qui est dommage, c'est qu'ils arrivent à nous faire de la peine.
Qu'on en arrive à se poser la question de ce que nous avons bien pu faire,
Comme je le déteste celui qui t'as fait du mal.
Quel erreur il a fait de s'en prendre à toi.
Pourquoi les femmes qui en auraient besoin ont tellement de peine à trouver un homme qui les respectent?
La réponse est dans la question.