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13 Jun

Yoyo existentiel

Publié par Cat

Il doit y avoir quelqu'un qui s'amuse à faire de ma vie un grand manège.. des montagnes russes, un yoyo existentiel.

Ce soir en moins de 5 minutes je suis passée de la haine gratuite à la poésie absolue

Comme si le deuxième servait à soigner le premier.

Comme si, ma nouvelle philosophie, qui consiste à continuer de profiter de la vie, malgré les malheurs qui peuvent arriver portait ses fruits,

Et maintenant ça se fait tout seul

Parce qu'a force de tomber, je sais me relever.

Alors ma tête capte tout de suite ce qu'il lui faut pour aller bien

Le long de la rue Dufour, les gens se massent sur les trottoirs pour voir passer les 100 kilomètres.

La course mythique , qui voit défiler des coureurs du monde entier, certains déguisés, des militaires, des papys faisant de la résistance, des handicapés, des pères avec leur fils, des amis marchant tous fièrement sous les applaudissements.

Je les vois assis près du kiosk, ils m’appellent alors je m'arrête,

Je discute, je vois les bières posées à côtés des chaises.

Aux sons des voix, je pense bien que ce ne sont pas les premières,

Certains ont l’alcool gai, d'autres mauvais.

C'est le cas.

Les deux cas.

Alors je ne réponds plus à celui qui devient de plus en plus mauvais,

Mais il me provoque.

Je vois son visage recouvert par un masque de haine.

Quelque chose qui n'a rien à faire avec moi, ça me glisse dessus.

Alors il persiste,

J'essaie de calmer le jeux, mais il s'obstine, et ça sort.. si mauvais que je dois m'éloigner.

Ca me touche quand même, parce que je ne me doutais pas qu'il était malade à ce point.

La haine c'est un poison qui rends mauvais ,

Qui détruit de l'intérieur,

Son visage se durcit tandis qu'il parle, et l'alcool aidant, il ne controle plus rien.

Son compagnon essaie de le calmer, mais je préfère m'éloigner sans rien dire.

Parce que ça ne me concerne pas,

Ca me touche quand même.

Parce que moi, je l'aimais bien jusqu'ici, je ne me doutais pas qu'il me détestait à ce point.

Je le sais maintenant.

Si il ne s'excuse pas la prochaine fois que je le verrai, alors, il sera mort pour moi,

J'espère qu'un jour ça lui passera, parce que je ne souhaite ça é personne.

La haine vraiment, c'est un poison qui détruit celui qui le contient.

Alors je continue, la tête bie haute, normal, je suis en vélo.

JLa course à commencé, les premiers hommes arrivent dans la rue totalement dégagée,

Ils courent,

Ce sont des warriors,

Des guerriers de la course.

Ceux qui font les 100 kilomètres d'une traite,

En 6 heures quelque chose.

Ils méritent quelque chose de spécial pour saluer leur passage.,

Un silence c'est fait dans la rue.

Quelqu'un joue du corps des alpes,

Et c'est magnifique.

Tellement surprenant et tellement adapté à la fois.

Cet immense et noble instrument.

C'est magnifique, poétique.

Ca touche tout le monde si profonds que l'on se tait.

Dans l'air doux du soir, le son remplit la rue toute entière,

Comme si les vibrations de l'instrument nettoyais l'atmosphère,

Je m'arrête à nouveau,

Pour le photographier,

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"Comment écrire sans offenser les Dieux ? En les ignorant , tout simplement" Yasmina Khadra