Rien du tout
-Alors comme ça .. t'as décidé d'écrire un livre ?
Oui.
-Et...
Et quoi ? Tout le monde me dit que...
-Mais c'est pas pour eux que tu fais ça.
Non.
-Tu as toujours voulu écrire un livre.
Oui.
L'avantage quand on discute avec soi-même c'est qu'on peut faire les questions et les réponses.
Je suis dans un état étrange.
Ce n'est pas la première fois que j'essaie d'écrire un livre.
Mais là, c'est différent.
Parce que je sais que j'en suis capable.
Depuis presque 5 ans que j’écris tout le jours, si on mettait tout ça ensemble, il y aurait de quoi remplir deux ou trois livres
Après.. quand à savoir si ça va intéresser du monde, c'est une autre histoire.
Quand j'ai demandé sur Facebook ce que mes "amis" aimeraient lire, ils m'ont tous dit que je devrait raconter ma vie.
Sauf ma cousine, wui me voit écrire un guide genre " comment se débrouiller quand on est fauché".
J'ai trouvé ça extrêment rabaissant.
Pour moi, être un écrivain, signifie : avoir la capacité de décrire les émotions. D'en faire naitre aussi.
De faire rêver, rire, pleurer...
Alors, écrire un guide, c'est comme si elle m'enlevait cette capacité.
Ma psy dirait que je me trompe, que c'est une idée, comme ça, et qu'elle ne veut rien m'enlever du tout.
Au contraire. elle propose gentiment quelque chose.
Ou alors un truc entre les deux.
La vie est faite de choix.
Tenez, la maintenant tout de suite, j'ai un tas de choix devant moi.
1) aller me coucher (il est quand même 1h39 du matin
2)retoucher des photos : j'ai encore tout un tas de photos du beau shooting que j'ai fait avec Diandra
3) faire le ménage : c'est le bordel chez moi
4) écrire , encore écrire.
On en arrive aux sous-choix .
Ecrire sur quoi
Faire rêver Sandra ?
Réfléchir Josiane ?
Et moi... ? Moi je dois me coucher.
Reposer mon cerveau.J'ai fait plein de chutes de pressions aujourd'hui.
Le stress, le manque de nourriture.
Et mes bouchons d'oreilles qui n'aident pas.
Mes deux oreilles sont complêtement bouchées.
C'est un spécialiste qui l'a dit.
Alors, par chance, vu que j'en ai parlé sur Facebbok, ma voisine l'a vu et m'a proposé des gouttes ramolissantes.
Je les ai mise.
Mais j'ai l'impression que ces saletés de bouchons sont coriaces.
Rien ne se passe.
Je dois me coucher.
Absolument récupérer.
Laisser mon cerveau remettre les vielles infos à leurs places et traiter les nouvelles.
Je suis saturée.
Proche du bugg.
Je constate là, je ne me plaint pas.
Je me suis assez plaint.
C'est inutile.
Contre-productif.
Agir, c'est aussi parfois
décider
de ne rien faire.