La Vie ne s'arrête jamais à Bienne et ailleurs
Ce que je souhaite pour Noêl ?
Que mon chat Artas revienne.
Si je ne pouvais choisir qu'un seul cadeau, ce serait celui-là.
Parce qu'autrement, j'ai tout.
Une famille formidable et des amie,es qui le sont tout autant.
Un appartement insalubre, c'est vrai, mais que j'adore.
Comment peut-on aimer un appartement insalubre?
Parce que je peux y faire ce que je veux.
Dessiner sur les murs, comme une enfant.
Faire du bruit.
Rentrer à 4h du matin et faire une lessive, si je veux.
Si je veux, quand je veux.
Et tant pis si ça déplait aux deux épouvantables petites grosses qui habitent en face, mais si 'ai envie d' installer deux chiens sur ma terrasse et les laisser se défouler en aboyant les voitures qui passent, je le fait aussi.
Tout un poème, ces deux ersatz de femmes.
Toujours outrageusement coiffées et pomponnées, elle auraient le droit de faire un procès à leur coiffeur et toutes les entreprises de cosmétiques qui dans leurs cas sont totalement impuissants : leur laideur interne est si épaisse qu'aucun produit, aucun artifice ne sera jamais capable de leur ajouter une once de beauté.
Lorsque j'ai apperçu leur petites, enfin petite parce que je les voit de loin, silhouettes, se détacher sur le trottoir d'en face, la main prête à dégainer de ses doigts griffus et boudinés un i-phone vengeur pré-réglé sur le 117, je me suis empressé de fuir.
La police a surement engagé un chômeur uniquement pour répondre aux multiples appels de ces deux harpies, dont l'unique occupation, à part tenter l'impossible tâche de s'embellir un peu, est de traquer leurs voisins.
Cet été toute la rue résonnait des injures qu'elles lançaient en stéréo sur leur victime préférées ; une italienne plutôt cool qui, pour une raison que j'ignore semble les déranger particulièrement.
Aussi fou que cela puisse paraître, la plus jeune semble être la fille de l'autre,
Ce qui signifie qu'elles peuvent se reproduire .
Et ça fait peur.
Autant que d'imaginer l'état de l'homme, qui a pu un jour se...
-Mais Catheriiiiiiiiiine !!!
T'es épouvantable ! Comment ose-tu t'attaquer aux gens comme ça ! Et critiquer leurs physique!?
Ce n'est pas leur physique que j'attaque, comprenons nous bien.
C'est ce qu'elles en font.
Des femmes dodues et charmantes, sexy même, il y en a, et je les trouves magnifiques.
Rayonnantes de grâce et de sourires coquins, symboles même de la vie et de ses plaisirs.
Mais ces deux là n'en sont pas. Elles sont la preuve que la déchéance n'a pas besoin d'être maigre, parce que rien n'éclaire leurs faces aigries.
Elles détestent tout le monde,
Je me défoule ici.
Ca fait du bien.
Pour rien au monde je ne me serais rabaissée à leur accorder un intérêt direct.
Je préfère continuer à les observer de loin, histoire de me rappeler de ce que je ne veux pas être.
Par contre, jen'ai pas pu éviter la confrontation avec un pépère, qui voulait "appeler quelqu'un"...
"Quelqu'un" ? je me demande qui? La police lui aussi, un sécuritas ? la garde ?
Tout ça, parce que mes deux chiens se chautaient devant la coop.
Quelques aboiements, qui décidement semblent être le catalyseur des bas besoins d’autrui.
Quand l'autrui en question est un être frustré qui ne supporte rien.
Quand j'y réfléchi, le point commun entre ces deux situations, n'est pas canin : il est dans la prédiction inconsciente d’événements futurs.
La peur.
La peur que ça s'éternise, que ça se reproduise trop souvent, ou qu'il se passe quelque chose de plus grave.
Qu'auraient-ils dit à leur police chérie? Il y a deux chiens qui aboient 5 minutes l’après-midi sur une terrasse privée ? Il y a deux chiens qui se courent après devant la coop?
C'est pas permis ? j'en doute.
Mais les mêmes chiens auraient pu aboyer plus longtemps.
Auraient pu bousculer un enfant ou mordre un passant?
Mia ils ne l'ont pas fait.
Parce que deux les deux cas, j'ai réglé la situation.
Parce que contrairement à ces esprits chagrin, je vais de l'avant, je résous les situations sans les laisser s'éterniser, quand je le peux.
Surtout, j'essaie au maximum de ne pas prédire l'avenir en version catastrophe.
J'ai confiance.
Voilà ce que m'ont appris ces derniers mois: que la confiance amenait plus loin.
Qu'elle rends la vie meilleure, pleine de surprises.
Tenez comme hier soir, quand Mélanie est arrivé les bras chargés de cadeaux.
Au départ, sa maman m'a demandé si je voulais récupérer quelques ustensiles de cuisines.
Comme j'en manquait, j'ai dit oui, avec plaisir.
Et voilà que c'est tout un noêl que je reçois avec même une peluche pour Sidney.
Ayons confiance pour avancer, c'est la benzine de la vie.