Tout donner à Bienne et ailleurs
Dans ma progression humaine et professionnelle, je passe par des stades inattendus.
Quand j'ai commencé à photographier des humains, ce n'était pas une évidence.
Je n'en revenais pas qu'ils aient envie que je le fasse.
Alors, je me dépêchait de prendre tout un tas de photos, en espérant qu'il y en aie des bonnes! comme si j'avais peur qu'ils changent d'avis.. qu'ils s'en aillent!
Ensuite, il a fallu faire face a certaines difficultés qui se sont transformées en profonde satisfaction : comme trouver le moyen de décrisper une personne.
Comment lui faire abandonner cette expression figée? Ce n'est pas le cas chez tout le monde, mais très souvent les premières photos sont , pour moi, pas satisfaisantes à cause de ça.
La peur : peur de ne pas être à son avantage, peur du regard des autres.
A travers celle de mes modèles, c'est ma propre angoisse que j'affronte.
Une fois ces étapes passées, alors place à la créativité.
La création est une fleur qui à besoin de confiance pour s'épanouir.
D'enthousiasme aussi.
Alors vient le plaisir.
La Transe même!
Quand soudain tout les éléments sont réunis dans ce point culminant, alors que la
photo n'est pas encore prise on sait qu'elle sera bonne.
Forte, vivante, originale.
Avec cette petite part d'imprévu quasi impossible à réaliser si on voulait le faire exprès :
le petit chaton qui montre sa mini tête parfaitement au bon endroit, au bon moment.
Un shooting réussi c'est un processus qui commence dès que j'ai la date.
Ensuite, je range et mets en place les éléments principaux.
J'essaie de me débrouiller avec ce que j'ai déjà dans la mesure du possible, il m'arrive d'acheter du matériel exprès pour.
Hier, après 4heures, j'étais épuisée, doublement , pour m'être concentrée sur deux personnes.
Je suis sortie, et je n'ai rencontré que des personnes assez subtiles pour me comprendre,
Je me suis trainée, j'avais terribelement mal aux pieds, comme si j'avais marché des kilomètres.
Pour me détendre, j'ai sauté sur mon cheval d'aluminium et pédalé jusque chez ma mère.
En revenant, je suis passée par le MacDonald.
Peut-être qu'une des Schrimps que j'ai mangé... je ne sais pas.
Mais j'ai étét très malade.
Tellement malade que je ne pouvais plus me concentrer que sur ça.
Du coup, retoucher mes premières photos fut étrangement plus facile.
Mon esprit restait libre de toute autres pensées qui me parasitent habituellement.
J'en ai retouché une nombre inhabituel.
Bon, depuis mes hockeyeuses, j'ai encore progressé.
Je n'avais pas encore le retour de mes modèles.
Alors, j'en ai fait 8 et décidé d'attendre leur avis pour la suite.
Je me suis trainée dans mon lit et j'ai passé une nuit de cauchemard.
Ce matin, je vois qu'elles ont aimé mes photos.
Je les publie et les gens commencent à liker.
Tout est bien.