Suicide Girls à Bienne et ailleurs
Déphasée je suis.
Je lui parle mais elle ne réponds pas.
En fait, elle n'a plus de pile dans son appareil auditif.
Mais ça, on ne peut pas le deviner.
Quand on lui dit, elle sourit : apparemment, c'est ce qu'elle voulait.
Et tant pis si on doit la détester pour ça, la minute d'avant.
Moi non plus je ne suis pas tellement réceptive, un peu à côté de la plaque.
Et moi aussi, j'ai une raison : ma mère est à l’hôpital.
Ce n'est pas grave, mais ça me remue, ça remue des tas de choses.
C'est la seule personne sur qui je peut vraiment compter tout le temps.
Quand elle partira, si elle le fait avant moi, je n'aurais plus personne qui tiendra ce rôle.
Alors, je me sent en danger.
Tout ce que j'ai construit pourrait s'écrouler.
Et moi, en arriver à trainer en survêtement, du soir au matin et du matin au soir.
Ca n'arrivera pas.
Parce que la vie ne le permettra pas.
Dans ces moments ou tout semble désespéré, la chance, le destin , appelons ça comme vous voulez, m'apporte une très bonne nouvelle,
Tiens, aujourd'hui j'ai reçu les produits du Valais que j'ai commandé.
Ils sont si bon que j'ai déjà presque tout mangé.
J'étais tellement contente de voir le facteur avec mon paquet !
Les petits chatons trottinent dans tout les coins.
Une partie de la journée, je me suis renseignée sur les Suicide Girls.
Al a base un mouvement alternatif devenu une entreprise très florissante.
Avec une philosophie intéressante qui se rapproche de la mienne.
Dans mon travail actuel, il y a deux domaines qui se détache : les cartes postales et les photos de nus.
Qui l'eut cru! Moi qui suis si pudique!
La première, j’osais à peine la regarder.
Planquée derrière mon appareil, je photographiais au hasard.
Tellement g^née que je n'ai découvert mon travail qu'après.
La deuxième m'a beaucoup aidé.
On avait la même vision.
D''ombre et de lumière, de dévoilage léger ,
Juste une chute de rein. Une ligne d'épaule.
Une jolie pose qui mets les jambes en valeur.
Le résultat m'a épaté.
La troisième m'a fait faire un bond de géant.
Une pro de la pose.
Sans fausse pudeur.
Nue oui, mais comme un bébé qui vient de naître, avec la même innocence.
La toute dernière fut spécialement courageuse.
Je n'ai pas encore terminé cette partie de notre shooting.
Ce qui c'est passé ces derniers jours m'a pris de l'énergie.
Je me recharge.
Une nouvelle expérience m'attends dimanche, avec Sandra et Frank.
J'ai déjé des idées, pour que ça soie joli.
Je dois inventer ma propre façon de voir la nudité.
De montrer qu'elle peut être belle.
Ca n'a rien à voir avec le sexe.
Juste avec la personalité.
Débarrassé de ses vêtements, une femme n'a plus de codes derrière qui se cacher.
elle est obligée d'être elle-même.
Après pour que ce soie beau, tout est dans la pose.
La lumière aussi compte beaucoup.
Le regard est un plus.
Un regard qui peut être très indécent, même voir surtout cachée derrière une burka.
C'est peut-être pour ça que je déteste tellement cette prison.
Je ne comprends pas non plus ces filles qui mettent un foulard et des talons haut.
Quoi de plus sexy qu'une paire de talon.
Alors, on dissimule sa nuque, mais on se dandine sur 8cm de talon.
C'est pareil pour les catholiques, remarquez.
La petite croix qui repose sur une énorme poitrine.
Je trouve que ça a quelque chose d'indécent.
De tellement contradictoire.
Il y a des femmes aussi qui utilisent leurs seins pour vous empêcher de penser..
Elle se mettent des décolletés si plongeant qu'ils troublent les hommes, et les femmes aussi.
On s’efforce de regarder ailleurs, pour ne pas passer pour ce qu'on est pas et du coup, on à de la peine à se concentrer sur la conversation-
Maintenant, grâce à toutes celles qui m'ont fait confiance, je peux en aider d'autres.
-Et les suicide girls, alors?
Alors , plus elle sont devenu connues et plus les régles qui les accompagnent sont devenues nombreuses.
Il me faut plus de temps pour comprendre et analyser le phénomène.
En Suisse, il n'y en aurait que trois,
Pour devenir SG, il faut présenter un set d'une quarantaine de photos en couleurs prise au même moment au même endroit,
en respectant toutes les consignes, pas trop de maquillage, une kolie lumière etc...
Au début le modèle doit être habillée et terminer totalement nue.
Tout en restant décente.
Bien sur, il faut avoir 18 ans.
C'est le rêve de beaucoup de jeunes filles, qui admirent le cran de celles qui sont déjé SG.
Souvent, elle sont tatouées et piercinguées.
En fait , elles représentent la beauté alternative et le courage de se montrer nues.
Ce qui ne se fait pas habituellement.
Une sorte de suicide social, d'ou le nom.
Les plus intéressantes tournent dans des clips des séries, des films. Elles présentent des show. Reçoivent de l'argent pour la publication de leurs photos.
Les photographes aussi.
Je dois étudier tout ça plus en détail.
En attendant je fais des shootings avec mes chatons, qui , eux aussi sont à poils.