Les Aventures extraordinaires de Gurduline
Apparemment, vu le nombre de visite spécialement élevées, mon histoire vous a plus.
Alors, vous l'aurez voulu, je vous mets la suite.
Je sais que ça ne plait pas à tout le monde, que les contes sont parfois totalement hermétique à certains et que d'autres sont tout aussi impérméable à cette manière métaphorique d'écriture.
Parce que c'est ça, un conte : une métaphore.
Des manières de dire les choses en les transformant.
Dans peau d'Ane, mon conte préféré, le père incestueux est un roi dont l'âne produit des pièces d'or.
Qu'il veuille épouser sa fille semble tout aussi contre-nature que dans la réalité, mais dans un conte tout est possible.
Alors, pour l'empêcher de mettre ses projets à exécution, sa fille lui demande l'impossible.
Des robes couleurs du Temps, du Soleil, du Ciel, mais il arrive chaque fois à lui apporter.
Alors, elle lui demande la peau de son âne.
Le roi, complétement à côté de la plaque devant cette fille si belle qui ressemble tant à sa défunte épouse, cède encore une fois.
Alors, elle s'enfuit, avec la dépouille de la pauvre bête sur la tête.
Il y a toujours un moment ou les filles doivent partir et les pères se résigner à les perdre..
Quitte à ce qu'elles s'amochissent, aillent se perdre dans un cabane au fonds de la forêt pour y préparer des gâteaux...
Je ne sais pas pourquoi j'aime tellement cette histoire.
Peut-être parce que Peau d'Ane n'a pas eu besoin d'aller chercher l'amour.
Que le beau prince qui passait par là n'aie qu'à jeter un coup d'oeil par sa fenêtre pour en tomber éperdument amoureux.
J'aime bien se terme "éperdument" ...
Enfin bref, ce conte est encore plein de mystère pour moi.
D'autant que mon regretté Papa, n'avait rien à voir avec celui de mon héroïne préférée.
Par contre, comme moi, elle avait défié son autorité et refusant de lui obéir, s'est enfuie.
Sauf que moi, je finissais toujours par revenir.
Enfin bref, voilà la suite de mon histoire, ou plutôt son vrai début.
Cette petite héroïne que j'avais voulu si différente de moi m'a rattrapée.
Et maintenant, je reviens vers elle.
Elle me manquait.
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Les Aventures extraordinaires de Gurduline
Gurduline était une charmante gnomette.
En âge humain, on pourrait dire qu'elle avait environ 12-13 ans.
Créature vive et enjouée, c'était la seule enfant qui restait à ses parents Gurdulla et Gurdullon, depuis la transformation de son frère le fameux Gurdull, en brouillard.
Toute la famille avait été marqué par cette histoire, et depuis, la petite Gurduline était le centre de l'attention.On la laissait rarement sortir, et maman Gurdulla ne l'emmenait plus à la chasse aux qualités. Tant elle craignait qu'il arrive quelque chose à l'enfant qui lui restait. Les gnomes aiment beaucoup leurs enfants. C'est bien simple, il n'y a pas de mauvais parents parmi eux. Un gnome préfèrerait mourir plutôt que de voir son enfant souffrir.
Hors, cette atmosphère surprotective étouffait Gurduline, elle adorait ses géniteurs mais avait besoin d'air.
Un matin qu'ils étaient tout les deux absent, la jeune gnomette défia l'autorité parentale et s'échappa par un tunnel secret connu d'elle seule. Ce tunnel, conduisait directement dans un pré avoisinant. Quand elle y parvint, Gurduline aspira une grande bouffée d'air frais qui lui brûla délicieusement les poumons.
Toute joyeuse, elle gambada à travers les hautes herbes, s'arrêtant parfois pour humer l'odeur d'une campanule,cueillir des marguerites pour en faire une couronne.
Je vous l'ai déjà dit, c'est vraiment, particulièrement moche, un gnome. Mais ce matin-là, le spectacle de Gurduline dansant au milieu des champs, avait pourtant quelque chose de charmant.
Au pied d'un arbre, quelques vieilles vesses-de-loup attirèrent son attention. Vous savez? ces champignons qui font de la fumée quand on les écrases. Elle leva aussitôt sa petite gambette poilue aux ongles griffus et s'apprêta à faire ce que tout les enfants qui connaisse la forêt font dans ce cas la.
Elle schoota dedans.
Pschhhhhh... le champignon éclata, libérant sa poussière grise et noire. Il y en avait plein, Gurduline se mit à sauter dessus, gaiement, ravis de cette activité improvisée.
Son instinct de gnome lui communiqua un sentiment de culpabilité. Elle se figea, les sens en éveil. L'ouïe gnomique est réputée pour son acuité exceptionnelle.
Un murmure provenait de la terre.
-Aïe!!Vous ne pouvez pas regarder ou vous mettez vos pieds??
Gurduline sursauta, quelque chose avait parlé, mais elle eut beau inspecter entre les racines de l'arbre, elle ne voyait pas d'où ces mots pouvaient sortir .
La voix repris:
-Youhou! grand machin, de quel droit tu as écrabouillé ma grand-mamie!!!!Et Oncle Guido, Monsieur Charles, Madame Simone et ...et..mon grand-papy aussi ! Nooon! Elle a massacré mon grand payyyyyyy... (la voix pleurait à présent).
-Je..je suis désolée dit Gurduline en regardant de tout les côtés pour chercher d’où venait la voix.
Elle eut l'intuition de se baisser.
Et c'est là qu'elle découvrit une toute petite boule blanchâtre, cachée dans la mousse, qui sanglotait...C'était une vesse-de-loup, toute jeune et fraîche, à la chaire encore dure. Malgré qu'elle n'eut pas de bouche, Gurduline l'entendait à présent,parfaitement, dans sa tête.
Le petit être des bois communiquait par télépathie.
Et Gurduline, qui était si pure et fraîche elle aussi, était capable de l'entendre.
-Je m’appelle Jessie, je suis la gardienne du cimetière que tu viens de massacrer, dit la petite boule.
-Oh! dit Gurduline.Pardonne-moi,Jessie, je ne savais pas.Je voulais simplement m'amuser.
-N'empêche, tu as détruit notre cimetière sacré. Et moi, qui n'ai pas pu t'en empêcher je vais avoir des problèèèèèèèmes.
La petite boule pleurait à nouveau.
-Je suis affreusement désolée,reprit la jeune gnomette. Tout est de ma faute. Que puis-je faire pour réparer?...
En même temps, elle regardait les vieux champignons irrémédiablement piétiné, et compris la gravité de son acte.
Jessie se rendit compte du désarroi sincère de Gurduline. Comment aurait-elle pu savoir que les champignons aussi avait une âme? Et, une fois leur vie terminée, ils restaient forcement fixés au sol, à l'endroit même de leur existence passée.
Gurduline se mit à pleurer elle aussi.
Ses grosses larmes s'écrasèrent sur le sol et le miracle se produisit. Un a un les vieux champignons se reconstituèrent.
Cachée derrière un arbre, la fée blanche, qui avait suivi toute l'histoire, attendrie par le chagrin de ces deux jeunes créatures, intervenait discrètement.
Grâce à un sort reconstructif.
Une fois son sort lancé, elle s'en fut dans les airs en agitant ses petites ailes.
Gurduline l'apperçu et compris à qui elle devait ce petit miracle. En même temps, elle s'inquiêta un peu, la fée blanche connaissait ses parents...et elle était sortie sans permission..
Elle chassa cette pensée de sa tête et voulu prendre Jessie dans ses bras ,tant elle était heureuse.
Celle-ci l'arrêta à temps.
-Tu veux me faire mourir!!? si tu m'arrache à la terre c'est ce qui arrivera.
Gurduline se dit qu'elle avait fait assez de bêtises et qu'il était temps de rentrer. Elle se pencha pour embrasser Jessie, et s'en alla en faisant bien attention de ne réécraser personne.
Elle traversa les champs jusqu'à son tunnel et se glissa dedans pour rentrer chez elle.
Ses parents n'ètait pas encore de retour. Elle s'installa sur son lit en pure mousse vierge, et médita sur son aventure.
L'histoire pourrait s'arrêter la.
Mais chaque acte entraîne des conséquences...Gurduline ne se doutait pas un instant des évènements que sa désobéissance avait déclenchés, ni jusqu'où la conduirait cette aventure...
Moi, je le sait déjà, mais si ça vous intéresse, il faudra patienter jusqu'à demain...
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