Le chemin de la gloire à Bienne et ailleurs
J'aime la chanson. Pas toutes les chansons, ni tout les chanteurs.
J'aime celui ou celle qui arrivera à me procurer une émotion.
A me mettre les larmes aux yeux, à me faire frissonner, me rappeler que j'ai un coeur.
Bref, je regarde "The Voice".
J'ai déjà oublié le nom de la chanteuse, mais pas ses paroles : elle dit, juste avant de chanter, que le soutien des siens lui donne l'assurance qu'elle va réaliser son rêve.
Et elle chante. Magnifiquement.
Je me dis.. purée, elle à raison.. voilà comment on arrive à ce qu'on veut.
Pendant quelques minutes, le temps de la chanson, je m'auto-plains.
Forcement, vu le peu d'intérêt de mes proches pour mon travail ( je parle de mes enfants), pas étonnant que ça soie plus dur.
Et patati et patata...
Jusqu'à ce qu'elle ne soie pas choisie. Ma chanteuse...
Malgré son talent, sa maitrise et tout son soutien.
Patatra.
Mon raisonnement s'écrase sur le sol comme ... comme, je cherche..
un empilement de choses diverses sur la table, bousculées par le passage d'un chat.
Y'en a partout, c'est sale et il faut ramasser.
Donc, je ramasse mes illusions et tente de remettre de l'ordre.
A quoi ça tient, la gloire?
-Oui, bonne question.. et qu'est-ce que tu entends pas "gloire", d'abord?
Eh bien, la réussite. La réalisation de nos rêves les plus profonds,
La fierté, l'accomplissement..
Après, chacun son domaine ,c'est personnel.
On peur être un directeur malheureux et tout quitter pour devenir un comique heureux.
Je crois aussi que malgré ses rêves, il se peut aussi que la vie nous réserve des surprises : que l'on se retrouve épanoui dans un domaine que l'on attendant pas.
La gloire est différente pour chacun.
Je crois que faire bien ce que l'on aime est une assez bonne définition qui devient totale quand, en plus on a de la reconnaissance.
Grande ou petite gloire, gloire subite, éphémère, immortelle à la Michael Jackson...
Je n'attends pas la mienne, je la construit.
Chaque jour, je fais quelque chose, j'écris, je photographie, je bricole, je dessine, parce que je veux progresser.
J'ai envie d'avancer, d'évoluer.
Ca me démange.
Je vois bien tout le travail que j'ai encore à faire.
Ca ne me fait pas peur.
Au contraire.
Je sais que tout est possible, à condition de savoir saisir sa chance.
Pour en revenir au soutien familial... je perdrais mon temps si je voulais que mes enfants
me le donne.
Ils m'aiment, c'est déjà ça.. certainement une forme de soutien.
Je ne sais pas pour les autre, mais pour moi, la reconnaissance des autres est comme une benzine pour mon moteur.
Je suis très sensible.
Alors, je comprends très bien qu'on puisse ne pas aimer tout ce que je fais.
Par contre, lorsque je me heurte au négatif illogique et gratuit, je suis désemparée.
Je n'aime pas non plus devoir me justifier .
Donc je ne le ferai pas.
Mais je suis blessée.
Blessée doublement parce que je n'ai pas pu me défendre.
Juste faire cesser.
C'est l'avantage d'internet.
Un clic et ça cesse.
Mais pas dans la vie.
Je devrais m'en foutre, mais je n'y arrive pas quand je ne peux pas me défendre,
Quand ça se répercute dans mon entourage proche.
Je vois que j'ai toujours le même problème: je ne sais pas me défendre contre l'injustice.
Si j'ai fait quelque chose, je peux assumer.
Si c'est quelqu'un d'autre, je peux le défendre.
Mais je ne peux rien contre l'injustice qui me concerne.
C'est un peu comme se retrouver face à la folie,
Ca m'angoisse terriblement.
La seule solution que j'ai trouvé c'est que je devrais m'en foutre...
Je le dis comme ça, avec mépris, le même que l'on me manifeste lorsque l'on m'accuse à tort ou que l'on me blesse gratuitement.
Mais ce n'est pas un réflexe.
Chaque fois, je repasse encore et encore par les mêmes étapes mortifiantes.
Je suis blessée.
Cette personne qui est une amie de ma fille est allée jusqu'à l’appeler pour se plaindre.
Quand j'ai voulu donner ma version, ma fille n'a pas voulu l'entendre.
Cette amie est tellement importante!
Et moi, je suis quoi?????????
Ca fait mal-
-Ma pauvre.. tu t'en fait du soucis pour pas grand chose...
Tu as raison, et en même temps, mon tiroir à humiliation est plein.
-Vide le!
Facile à dire!!
-Facile à faire!!
Facile? je fais comment?
-Tu utilise ton esprit! Tu imagine ce tiroir...
OK.
-Bon et maintenant tu le prends et tu le vide.
J'ai une meilleure idée! Je vais carrément y mettre le feu.
Comme ça il n'existera plus.