Grands dons et petits détails
C'est fou le nombre de personne que je connais qui ont des grands dons cachés.
Mais bien cachés alors, et ensuite, je me rends compte que si j'en parle avec ironie, c'est que l'une de ces personnes m'a ennervée.
Et du coup, je m'en prends lâchement à une confidence qu'elle m'a faite.
Mais ce n'est pas ce qui me dérange le plus, pour être honnête.
Non, je ne voudrais pas blesser d'autres personnes qui sont dans le même cas et que j'apprécie beaucoup.
Tout de même, je trouve dommage que nous ne cultivions pas davantage nos dons.
Cet après-midi, en me baladant avec ma de plus en plus chère Antoinette, j'ai appris qu'elle savait très bien observer , et remarquer des petits détails jolis dont personne ne parles.
Ce qui m'impressione encore plus, c'est avec quelle simplicité, elle est capable de dire des choses remarquables.
Antoinete, c'est une poétesse qui s'ignore. Sans rime, mais avec tellement de grâce d'esprit, elle me décrit de petites scénes que j'imagine parfaitement, tant elle sait trouver les mots précisement juste.
Comme il me faut , à moi toujours un petit temps de recul et d'analyse, je ne lui ai pas dit tout de suite.
Mais comme je sais qu'elle lit mon blog, alors, sache-le, Antoinette : tu es une véritable mine d'or à toi toute seule.
Passer du temps en ta companie est un bonheur.
Ta philosophie de vie, positive, pleine d'amour et de compréhension, mais avec une modestie naturelle rare...
Tiens, arrêtons nou un instant sur cette modestie, justement.
D'habitude, ce n'est pas une qualité que j'apprécie.
Je dirais même plus, ça m'horripile, cette pseudo-modestie qui consiste à refuser les faits.
-Avec des nuances, la aussi je ne voudrais blesser personne.
Pour certain, dès qu'on prononce dans leur direction une phrase positive, alors, se met en place une sorte d'écran-protecteur anti-compliment, qui arrête cette positivité, tant il est imperméable à tout ce qui pourrait les concerner de près.
Pourtant, je ne parle pas de compliments, je parle de faits, concrets.
Exemple : si je dis à une femme qu'elle est belle, c'est un fait.
Si je lui dit qu'elle est grande, pareil.
Un compliment ça serait plutôt : cette robe te va à ravir.
-Oui, mais ça aussi, ça peut être un fait.
Zut, tu as raison, et moi je suis bien embêtée...et si je disais :
"Tu es la plus belle du monde!! ". Voilà, la ce serait un compliment.
Ca n'engage que moi. Ce n'est pas forcement vrai, mais si c'est vraiment ce que je pense, alors, ce n'est pas faux non-plus.
Voilà donc la différence entre un fait et un compliment : le compliment n'engage que vous.
Le fait est valable pour tout le monde.
J'apprécie donc la modestie d'Antoinette, parce qu'elle est totalement honnête.
Elle est capable de dire ce qu'elle pense, sans l'envelopper dans l'immonde papier d'emballage de fausse modestie qui rends tout opaque et lourd.
Du coup, ce qu'elle dit est pur et léger, Et ça, c'est plus qu'un don, c'est une faculté.
-Et pourquoi un don serait moins qu'une faculté?
Parce que les dons, très cher, restent souvent embryonnaires. Caché sous la non-reconnaissance, la peur de l'incompréhension et d'autres feuilles de plombs, ils auront besoin de plusieurs vies avant qu'on se décide d'en faire quelque chose.
Tandis que la faculté , on la possède, dans tout les sens du terme. Ici et maintenant, elle nous appartiens et
quand on l'exprime, c'est comme une évidence, qui n'a pas besoin d'interprêtation.Même si on la cache, elle nous nourri quand même.
Tandis que le don étouffe. Parce qu'il n'est pas exploité ,alors, c'est comme une sorte de gaspillage.
Une mine de diamant dont on détiens les titres, mais qu'on exploite pas. Alors que des ouvriers meurent de faim en attendant qu'on se décide à ouvrir le chantier et que soi-même on a besoin d'argent.
Avant qu'Antoinette arrive, j'étais vraiment pas en forme.
Quand elle est repartie, j'allais très bien.
Comme une évidence.
Parce que nous sommes sur la mêm longueur d'onde, et qu'il est totalement clair que nous devions être amie. C'est juste dommage qu'on se soie rencontré aussi tard.
Du coup, je la saoule de toutes mes vieilles histoires, pas pour tenter de l'épater, mais juste pour qu'elle me connaisse,
Je me dis que j'ai beaucoup de chance, qu'une femme pareille veuille bien être mon amie.
Que, plus que jamais, 2013 sera pour moi, l'année des amitiés. A consolider, à réparer, à faire et à refaire.
Donc, puisqu'elle lit mon blog, ce texte là est une sorte de déclaration d'amitié.
Déclaration qui vaut aussi pour d'autres, dont je m'occuperais personnelement dans d'autres textes.
Comme j'ouvre un nouvel album...