Coucous à Bienne et ailleurs
Vous connaissez le principe du coucou?
c'est un oiseau qui va pondre son oeuf ailleurs, dans un nid déjà occupé. Et le bébé coucou qui sera plus grand que les autres, se fera nourir par ses parents d'admission forcée, au détriment des autres.
Il semblerait qu'on retrouve ce comportement chez les humains aussi.
Ils arrivent.. en général, ils sont mignons , au début.
Vous avez pitié parce qu'ils ont l'air seul.
En vérité, ils ont bien des parents.. dans mon cas, une grosse maman coucou à la mine revêche qui me toise à une cinquantaine de mètres mais fait semblant de rien.
Mais le but est bien clair : m'imposer sa gamine.
-Mias quel monstre tu es ! elle veut seulement s'amuser cette petite!
Oui, oui.. mais j'en ai déjà connu d'autres.. je les repères maintenant.. je les sent.
La petite fille coucou à des jouets, mais elle préfèe ceux de vos enfants.
Elle s'en empare sans demander, espérant que vous n'oserez pas l'en empêcher.
C'est mal me connaitre.
Sidney aussi sent que quelque chose ne joue pas. alors qu'elle à partagé avec plaisir ses jeux avec la petite Amélie, cette petite fille là, avec son air une peu hautain,, ne l'inspire pas.
D'ailleurs, la petite ne regarde que moi.
Ce n'est pas d'une camarade de jeux dpnt elle à besoin, mais d'une mère de substitution.
Elle me parle.. en allemand.
Je lui demande ou est sa mère.
Elle me la désigne du menton, mais continue de me fixer.
Elle se met entre ma petite fille et moi.
Voyant que je ne m'intéresse pas assez à elle, elle piétine mon château de sable et repart vers ses jouets.
Elle en a tout un tas, estampillés Hello Kitty, mais elle se dirige vers les jouets d'un autre enfant, en ramasse un et reviens.
Elle me le tends. Je suppose qu'elle pense que c'est son passeport pour jouer.. avoir son "propre" jouet.
C'est un peu triste, mais qu'y peut-je?
Si vraiment elle voulait jouer avec Sidney ça serait une autre histoire, mais c'est moi qui l'intéresse, nettement.
C'est vrai qu'elle est ravissante, avec ses bouclettes, mais son but évident est de monopoliser mon attention. Et j'ai déjà mon propre bébé à m'occuper.
Je crois que chaque mère sait de quoi je parles.
La première fois, on pensera encore : Oh quelle mignonne petite fille. Si elle est d'un autre pays, on sera encore plus apte à encourager notre enfant à jouer avec. Et elle sera peut-être tellement charmante, qu'on ne comprendra pas son manège. On ira même jusqu'à reprocher à notre enfant son maque d'enthousiasme...
Mais quand on l'a vécu et vécu encore jusqu'au bout.. malheureusement, on sait ce qu se peut se trouver derrière tout ça.
J'ai déjà donné.
Malgré tout, j'ai quand même quelques remords.....
Et puis, pour la première fois, je rentre dans le lac avec Sidney- L'eau est chaude, des petits poissons nagent tout autour de nous. Jusqu'à ce qu'un gros nuage mange le soleil, au dessus de la montagne.
Le paysage est superbe, je regrette d'avoir laissé mon appareil à la maison.
La pette fille s'amuse un peu plus loin avec ses frères et soeurs.
Derrière moi, une autre petite fille,
Handicapée mentale., avec sa maman,
Son corps est celui d'une jeune femme ,mais elle se comporte comme une toute petite fille., très affectueuse. Trop affectueuse.
Tout le monde les regarde, on entends des reflexions.
Je les regarde à mon tour et la gamine me souri, un beau sourire tellement innocent., La mère à l'air plus dure, on sent que ce n'est pas facile tout les jours.
A côté une autre mère organise des compétitions pour ses fils qu'elle mène à la baguette.
Quelque chose de différent sépare la Plage de la Piscine.
A la sortie, une dame range de grosses caisses pleines de livres.
On peut les emprunter, mais il ne faut pas quitter la Plage avec et les redonner le jour même...
A la Piscine, non seulement on peut les prendre avec, mais on peut les garder.
Je ne pourrais pas définir clairement ce qui différencie si profondément et depuis toujours la Plage de Bienne à la Piscine de Nidau.
A la Plage, on est dans un monde à part.
A la piscine, on est dans une concentration de monde.
J'aime les deux.
Il faudrait que j'y retourne pour comprendre.
A Bienne, on aime la Plage ou la Piscine, rarement les deux. Pourtant, elles se cotoient, bassins et sable mis à part, offrent les mêmes services.
Mais vraiment, il y a quelque chose.
J'y repense, mais je ne trouve pas.
J'aime les deux.
J'aime observer les gens, essayer de deviner qui ils sont.
J'entends quelqu'un qui m’appelle par mon prénom.
La même fatigue que hier m'envahit.
Une douce et bonne fatigue.
La canicule rends les gens fous.