Comment je peut être honteuse et très fière à la fois à Bienne
Purée, mais il est ou le problème?
Je n'arrive pas à comprendre : pourquoi y'a-t-il tant de monde pour encourager les basketteurs, par exemple, et pratiquement personne pour encourager nos hockeyeuses ?
Hier, en fin d'après-midi, il y avait une trentaine de spectateurs,enfants compris, qui s'étaient donné la peine de monter jusqu'au terrain.. c'est tout.
Alors que, c'était un match de demi-final et que l'album photo que j'ai fait sur une des joueuses et sa préparation avant le match a battu tout mes records d'audience, avec plus de 590 personnes qui ont cliqué sur la photo ci-dessus en passe de devenir culte.
Elle représente Mélanie Anken, fille du célèbre Olivier, dont chaque biennois qui se respecte connais le parcours exemplaire avec son coach. Mais c'est un autre sujet, revenons à nos moutons.
Moutons qui garnissent les gradins des salles du Strandboden et chats qui désertent ceux du Mettmos.
-Euh..il n'y a pas de gradins au Mettmos.
Ah mais voilà pourquoi! le mystère est résolu : le public sportif est contradictoirement très flemme! Il lui faut un banc douillet pour pose ses fesses.
Douillet et couvert.
Bon, j’admets, pour rester presque deux heures sous la pluie, il faut les aimer nos hockeyeuses!
Je vais peut-être poser une question stupide, mais pourquoi ?
N'y a-t-il pas assez d'argent dans nos caisses pour encourager ce sport, et construire une jolie salle bien équipée? avec des vrais vestiaires, des vrais douches? et recevoir l'équipe adverse ailleurs que dans une cabane de chantier ?
Pourtant, il suffit de s'approcher, d'écouter, de demander pour être épaté par toutes les valeurs et la valeur transmises dans la pratique de ce genre de hockey.
-Oui, mais là, c'est des fiiiiiiiiiiiiiiiiilles...
Et alors ?
Vous croyez qu'elles se font les ongles entre deux passes ?
Elles patinent, foncent et se battent avec une détermination farouche qui fait plaisir à voir.. à condition de faire l'effort.
Quand je pense que le spectacle est gratuit.
C'est honteux.
Honteux de la part de la ville de ne pas leur donner plus de moyens.
Bon décidément, je crois que je vais faire de la politique..
Mais il faudra que je fonde mon propre parti.
En attendant, je suis fière , quand même, que dans ma ville que j'aime tant, il y aie des jeunes femmes si valeureuses.
Si on était en Amérique, je ferais une émission de télé-réalité sur elles.
Il y a tout les ingrédients d'une bonne série : des personnalités fortes, de l'émotion, de la niaque.. et en plus elles sont belles.
Samedi, les tessinoises ont été les plus fortes, sur le terrain.
Mais je n'ai pas ressenti chez elles cette soeuralité, cet esprit sportif, ce panache qui caractérise nos hockeyeuses.
Elles se sont battu , jusqu'au bout, repoussant les attaques, marquants encore et encore contre une équipe adverse hyper-efficace..
Jusqu'à la fin.
Et tandis que je rentrais à la maison, sur mon cheval d'aluminium, je me sentais un peu meilleure.
Parce qu'elles sont contagieuses, nos hockeyeuses.