Carnaval à Bienne et ailleurs
Carnaval est à Bienne une tradition vivante et importante.
toute l'année, les cliques répêtent et préparent les chares et les costumes qu'ils présenteront lors du cortège du dimanche.
Cette année, par hasard, ma petite fille se trouvait chez moi, le week-end du carnaval et j'ai décidé de l'initier à cette fête.
Au début, quand elle à vu apparaitre ce personnage immense doté d'une tête de fauve aux gros yeux vets, elle n'a pas eu peur, mais quand même, elle à eu besoin que je la rassure.
C'est là que je vois comme elle me fait confiance.
Elle m'a tendu la main depuis sa poussette et elle m'a regardé.
Alors, je me suis accroupie à côté et je l'ai rassurée.
Et l'homme est passé devant nous avec toute la clique derrière lui qui jouait très fort un de ces airs habituels de carnaval.
Et ça lui a plu.
Ca l'a fascinée, totalement.
De ses grands yeux , de ces à peine deux ans d'existence, elle à ressenti la joie, le défoulement rituel et la beauté un peu primitive qui se dégage de cette tradition.
Alors, nous avons remonté le cortège, à l'envers, pour retrouver ma soeur et ses enfants.
Sur le chemin, une dame en robe vénitienne lui à donné un bonbon.
Les confettis pleuvaient de partout et elle à aimé ça.
Je la connais si bien, je voyait qu'elle absorbait ,comme une éponge, toutes ces informations nouvelles.
Et moi, je ressentais les émotions à travers elle.
Tout notre chemin n'était que joie, sourires, vêtements colorés.
Et tout ces enfants déguisés en princesses, en lézards, en fauves, ça la ravissait.
Elle n'était plus qu'admiration et enchantement.
La vie normale n'existait plus.
Soudain, tout ces gens habituellement indifférents la remarquait.
On la photographie, on lui offre encore et encore des bonbons, des auto-collants, des sucettes, des porte-clefs et des oranges.
Tout sur fond de musique joyeuse, de boum boum de grosses caisses et du chant des trompettes.
Comme si le quotidien s'était soudain mué en paradis pour bébés, un paradis nommé : Carnaval.
Ensuite, on a rencontré tout ces cousins et petits cousins, presque en même temps.
Ces millions de confettis à dominance rose tendre qui jonchent les rues et les trottoirs, qui sortent des canons n'ont qu'un seul défaut : ils ne sont pas comestibles.
Sidney comprenait tout au fur et à mesure, et ça me ravissait.
Quelque chose d'aussi énorme ,bruyant et imprévisible que Carnaval, avec sa foule, ces masques terrifiants, tout lui semblait merveilleux..
Elle n'a pas ressenti la fatigue qui la prends généralement l'après-midi, elle profitait de chaque seconde.
Presque tranquilement, concentrée qu'elle était de n'en louper aucune miette.
Son visgae , déjà si joli habituelement rayonnait de ce plaisir nouveau : Carnaval.
Je n'ai jamais vu autant de personnes se diriger vers ma poussette pour offrir quelque chose au bébé qui était dedans.
Une dame est venue, avec un gros ballon rose.
Sidney l'agitait en rithme.
Et puis, je l'ai laissée jouer un peu, au milieu des confettis, avec ses cousins.
Grace à elle, j'ai redécouvert Carnaval.
S'il est vrai que ce qui intervient dans les premières années de vie d'un enfant le marque pour toujours, alors je ne serais pas étonnée qu'on la retrouve un jour au sommet d'un char.!
En tant que grand-maman, mon rôe est de transmettre.
Pas d'imposer.
Si elle n'avait pas aimé, alors nous aurions fait autre chose.