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14 Jan

Bienne et qui libre est

Publié par Cat  - Catégories :  #bienne, #bienabienne, #famille, #rêve, #realite

Bienne et qui libre est

Mh..comment savoir à l'avance si ce que je vais écrire va provoquer des torrents de réactions ou l'indifférence glacée d'un post pas liké?

Hier, 10, aujourd'hui, rien.

Que dalle, pas le moindre frémissement en direction du F mythique qui , une fois effleuré propulsera mon texte vers de nouvelles aventures.

Heureusement que j'ai Michelle.

Je sais toujours quand je suis sur le bon chemin, j'ai droit à de petits signes qui me le confirme.

J'ai envie de tester quelque chose : est-ce que je serais, moi aussi capable de transmettre à quelqu'une qui en a cruellement besoin, la même énergie que j'ai reçu l'autre jour de cette inconnue dans la rue?

Je sais que oui, mais forcement, cette conviction ne sert à rien si je ne l'applique pas.

Et me voilà dans le rôle de cet ange croisé par hasard.

D'abord, arriver à convaincre quelqu'un de se laisser faire.

Grosse parentèse, je regarde les infos et ces milliers de cr.. de stupides manifestants contre le mariage pour tous.

Liberté , Egalité , marche sur les pieds...

Rolalala! J'ai honte d'être française aujourd'hui!

Mais regardez les, ces pseudos gardiens des valeurs!!

Une famille c'est un papa et une maman!??? On dirait de petits enfants, s'ils n'étaient pas aussi dangereux dans leur intégrisme.

Mais comment renier l'amour entre deux personnes du même sexe?

Comment peut-on accepter qu'après 10 ans de vie commune, dans le soutien et le respect mutuel, un des partenaires ne puisse pas bénéficier des mêmes droits légaux, parce qu'il est du même sexe que son conjoint?

Un papa et une maman.. alors, toutes les mères seules ne sont pas les cheffes de leur famille, puisque la famille c'est forcement un pôpa et une môman?

Mais où sont elles toutes ces familles modèles?

Ces couples à l'aura quasi divine qu'il faut à tout prix imiter pour être dans le juste?

Je n'en connais pas beaucoup.

Ce que je remarque par contre, c'est que lorsque le couple moderne s'évertue à tenir les règles du passé, ce sont les enfants qui trinquent, doublement.

J'aime ma famille, mes parents ensembles pendant 60 ans..

Mais depuis toute petite, je n'ai toujours eu à leur égard qu'une seule certitude : jamais, ô grand jamais je ne pourrais leur ressembler.

L'unité parentale, telle une coalition anti-enfant.

Une coalition adepte du secret, du mensonge , du chantage et de la domination par la force.

Force de la parole bien plus que des coups, mais les mots , blessent autant que les gifles si ce n'est plus.

Chez nous, l'arme la plus efficace restant encore le silence glacé de l'indifférence.

-Faudrait savoir! ? T'as eu une enfance de rêve baignée dans les week-ends campagnards ou tu fus une enfant martyre perdue dans l'incompréension`?

Dans un coin de la pièce, une femme invisible vêtue d'une longue robe rouge me déclare qu'elle ne prendra pas position et s'en va drapée dans une sorte de dignité hindoue.

-Hein?

Façon de dire, que ni l'un ni l'autre.

Ce que j'ai essayé de transmettre à mes enfants, c'est que l'esprit d'une famille tiens avant tout dans l'amour et le respect que se portent ses membres.

Le sexe, le nombre et l'âge des éléments en question n'ayant aucune espèce d'importance.

Est-ce typiquement français cette manie de dire aux autres comment ils ne doivent pas vivre?

Rien ne m'ennerve plus que ceux qui interviennent dans des domaines qui ne les concernent pas.

Parce que toi, ça te concerne?

Tu es gay?

-Pas que je sache, par contre, l'autre jour, alors que j'attendais tranquilement mon café dans un restaurant chic de la ville, un îndividu alcoolisé qui m'avait entendu m'exprimer sur le sujet , à cru à tort que je l'étais.

-Ca se voit que t'en est une!! Une... (je suis trop bien élevée pour vous répêter ce qu'il m'a dit).

Tandis qu'il me débitais un chapelet d'insulte anti-gay, je ne ressentais qu'une vague pitié envers le malotru.

Ca ne m'atteint pas quand je ne suis pas concernée.

Mais en même temps, ce déchainement de haine mal-placée me fit m'interroger.

Mais pourquoi tant d'ardeur , d'acharnement devant ma supposée différence?

Tandis que j'écris, un autre reportage examine le comportement des délateurs français anti-juifs, qui écrivaient les pires horreurs sur leurs voisins, leurs ennemis, leurs rivaux politiques, leur propre famille même afin de s'en débarrasser de la manière la plus fourbe et

vomissante qui soie.

Je me sens concernée quand on exclu, quand on refuse , quand on stygmatise la différence.

Parce que je suis différente, profondement, depuis toujours, je le sens, je le sais, je le suis.

Je suis une femme noire juive et handicapée.

-Et lesbienne!

Les-Bienne... La première fois que j'ai entendu ce mot, j'ai pensé qu'il s'agissait d'une particularité de notre ville.

En 2013, il suffit encore d'être une femme.

Essayez le test suivant : si vous êtres convoquée quelque part, tiens, à l'école par exemple, pour parler de votre enfant.. allez-y seule d'abord, puis accompagnée de votre mari.

Vous comprendrez tout de suite ce que je veux dire.

Pourquoi ce besoin si fort de rabaisser l'autre, que c'en devient une habitude?

Presque une obligation.

Et que nous, les femmes, y soyons si formatée que lorsque peronne n'est la pour le faire, nous nous en chargeons très bien toute seule.

Au point de nous refuser le doit au repos, le droit à la maladie, le droit à la parole.

Le droit d'avoir des droits.

Le combat pour l'égalité n'est pas terminé, il commence seulement, et il commence par nous.

Ne laissons pas nos enfants croire que ces marques de soumissions sont indélébiles.

Soyons nos propres gommes, effaçons ce passé répugnant et écrivons avec notre sang

les nouvelles pages de nos histoires.

-Avec notre sang, mais ça fait maaaaal!

Pas forcement.

-Mais elles sont dégueulasse tes métaphores!!

Mais non, elles sont fémimines.

Donc, en conclusion, je crois que nous devons nous entraider.

Je crois que c'est en partie ce que Gisèle à fait pour moi.

Elle m'a dit : je te vois, je crois en toi.

Plus que moi-même.

Comme c'est vrai, ça fonctionne.

Alors, j'ai du boulot, mais je vais y arriver.

Avec les autres femmes.

C'est une nouvelle aventure qui commence, maintenant.

Dans cette ville, il y a un endroit qui acceuillera la réalisation de nos rêves.

J'ai toujours pensé que nous pouvions être très fortes et aller très loin, ensemble.

.Maintenant, je sais avec qui.

Nous sommes déjà 5, prêtes à changer notre histoire.

De chacune, je suis aussi sure que de moi-même.

Le rêve est tout près.

Si on mets chacune 100 francs par mois, nous avons déjà un local.

Je sais que d'autres vont se joindre à nous.

Et pourquoi pas des hommes?

Et plus on sera, plus vite ça ira.

Je le vois, il est tout près, il se rapproche.

Et rien que d'y penser, ça me regonfle à bloc.

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M
c'est difficile de recommencer un blog,<br /> je vis en ce moment la même aventures blogeste que toi^^ recommencer à zéro;mais mon nouveau blog m'amuse , je m'y sens plus libre;<br /> la liberté;<br /> la norme pour la procréation c'est bien sûr un homme une femme, jusqu'à présent il faut le mâle et la femelle pour avoir un petit,<br /> on peut tourner ça dans tous les sens, c'est obligatoire^^<br /> la vie doit elle se tourner entièrement vers la procréation?<br /> la différence est un droit,;<br /> les gens font ce qu'ils veulent ;<br /> il y a déjà quelques prêtres qui font des bénédictions ;<br /> le problème c'est qu'on présente les cathos comme un monolithe, alors que c'est tout le contraire;<br /> il existe d'énormes différences entre les progressistes, qu'on n'entend jamais, et les traditionalistes;<br /> quant à ton aventure, j'y crois depuis le début
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"Comment écrire sans offenser les Dieux ? En les ignorant , tout simplement" Yasmina Khadra