Activités nocturnes à Bienne et ailleurs
Cette nuit, je me suis lançée dans la création de talisman, pour la collection de PSA.
Le coeur est en pur cahoutchouc.
Une balle "anti-émeute" que j'ai ramassé, après la bataille.
Ce soir là, la police avait pour ordre de déloger les squatteurs du Triphouse.
Les anciennes serres et leur bâtiment ou ils s'étaient réfugiés pendant quelques mois.
En prévision d'une escalade de violence, une trentaine de policiers étaient planqués, en embuscade plus loin sur la route.
Bien sur, vu le nombre et les feux nourris de cette sorte de balle qui est censée être innofensive mais qui peut faire très mal, ils se sont rendus rapidement, mais non sans avoir résisté , pour le principe.
Aucun d'entre eux n'avait de rapport direct avc le squat.
D'autres jeunes gens qui passaient pas là se sont retrouvés coincés dans la rue.
Ils ont réussi à se cacher derrière de gros bacs à fleurs, mais on été touché quand même.
Dans la rue, ces grosses balles gisaient par centaines.
On peut imaginer comme ça devait être inquiêtant.
D'un côté, des hommes entrainés au combat, casqué et multi protégé.
De l'autre, trois punks sans armes aucune.
Un d'eux violement plaqué au sol, a eu des douleurs pendant un bout de temps encore..
En fait, ce n'est pas un vrai punk, c'est mon voisin, il a brillement passé ses examens comme constructeur de bâteau..
Mais bon..les deux autres ressemblaient vraiment à des punks.
Je dis ressemblaient, parce qu'à Bienne, il y a longtemps qu'on en a plus, des vrais punks..
Les squatteurs sont le plus souvent des fils et filles de bonnes familles qui s'essaient à la vie alternative.
Mais voilà.. il faut bien utiliser le matériel.
Et comme j'ai horreur du gaspillage, je suis passée juste après.
Je n'étais pas là dans la bataille, parce que je tenais le bar du squat.
Activité inhabituelle, mais plaisante.
Les autres étaient occupés à déménager, calmement, le matériel auquel ils tenaient , pour le mettre à l'abri.
Et les quelques amis amis venus en soutien buvaient tranquilement un dernier verre dans le squat.
Aujourd'hui, ils ont trouvé à se reloger.
Et c'est tant mieux.