Esprit de Noêl est-tu là ?
Si je pense à l'Esprit de Noêl, alors je vois une sorte de trâinée magique dans la'ir, avec des étoiles d'or scintillantes, une douce chaleur, des odeurs de biscomes, de canelle, et un gout de Krittibenz (Chritty bänz ?)... j'ai oublié comment ça s'écrit, Et la correction automatique de Google cne connais pas les spécialités suisses en générales, et biennoise en particulier.
L'Esprit de Nôel sent et à le gout des Läckerli bâlois, les vrais, ceux de la Läckerli-Hüus. que j'ai visité quand je bossais à Bâles. Tout près du Rheinbrücke.
L'Esprit de noêl empli les coeurs et les âmes des enfants et de ceux qui ont gardé intacte la faculté de le ressentir.
Il existe au-delà des pères Noêls, et des anges et des petits rennes aux nez rouges, des ballerines tournyantes dans leurs boites à musique.
Au delà des vitrines du Manor, de ses caisses enregistreuses et emballages cadeaux,
Pour moi, il est , bien au chaud, au Prévoux, sur le canapé de ma Tante Francine, à regarder "Si Versailles m'était conté" ou la "Belle et la bête" àla télé en noir-blanc en attendant que la torture de l'attente du souper prennent fin.
La bave aux lèvres, le nez complêtement réveillé, enivré par les effluves délicieuses et subtiles,
peau de poulet croustillantes, sauce aux morilles épaisses et généreuse, morilles fondantes, et sauce si parfaite que rien qu'avec elle, ma tante Francine gagnerait "Top Chef" et "Master Chef" réuni.
-Direct en gagnante de la finale Mme Gremaud.
4 étoiles d'honneur au Guide Michelin, même si vous n'êtes pas un restaurant.
Et là, ma Tante se contenterait de faire un petit sourire etun regard en coin,
En ne disant rien.
Parce qu'elle le sait parfaitement que sa sauce est une tuerie.
Qu'elle à fait la recette comme ça devait, avec l'ingrédient secret placé au bon moment, que les morilles sont comme elles doivent,débarrassées de leur sable, passées par toutes les étapes. qu'elle à mis tout ce qu'il faut quand il le fallait donc, et qu'elle avait passé un bon moment là-dessus.
A 10h30 du matin, on en pouvait déjà plus, tellement nos estomacs rêvaient à ces merveilles.
Si les estomacs avaient des mains et des genoux , ils les auraient utilisés pour supplier.
Mais il fallait encore faire les frites, préparer la salade et tout le reste.
Bien sûr, on avait pratiquement pas déjeuné.
Un déjeuner qui, en comparaison , n'avait absolument aucun intéret..
Mais ce n'étais pas vraiment la faim qui nous tiraillait tant.
C'était plus que ça : l'Envie.
Le désir de cette symbiose particulière quand, en même temps, l'estomac, les papilles et l'âme sont ravis.
Chaque choses en son temps, pour qu'au moment ou , assis devant le beau service ancien en porcelaine dessinée, nous allions , ENFIN, pour manger.
Les frites, toutes fines et bien grasses s'envolaient rapidement, dès qu'une nouvelle combée arrivait.
Dans ma bouche, un poulet si frais (j'allais dire vivant :) que j'aurais pu raconter ce qu'il avait fait pendant son dernier jour.
Il avait des notes de sapin à la rosée du matin, d'herbes aromatiques du jardin.
J'adorais spécialement la peau, et ma cousine le blanc.
On faisait l'échange.
Et ça, c'est l'ingrédient de base dans l'Esprit de Noêl.
La famille réunie. les échanges.
Les belles histoires.
Et vraiment tout à la fin, il y a les cadeaux.
Pour moi les cadeaux, curieusement , viennent en dernier dans mes impressions.
Même si j'avais adorés nos baby-dolls à dentelles ma traditionnelle tasse avec sa soucoupe aux feuilles dorées que nous offrait la grand-maman du Cachot, les étranges cadeaux de mon frère ( le service à goutte en forme de raquette de Tennis ?!... à 12 ans ?!
L'Esprit de Noêl, il est aussi dans nos traditions.Celles que nous avons créés avec mes enfants.
Mais ça, c'est encore une autre histoire...
Et puis, il y a ceux qui n'aiment pas Noêl.. et ça aussi c'est une autre histoire.
Moi j'adore manger qq chose de très bon avec ma famille.
Et cette année, j'ai même un vrai feux de bois.
Si il neige, tout sera parfait.
Des soucis, des choses à régler, bien sûr que j'en ai, qui n'en à pas.
Mais franchement, quand je vois la joie de ma petite fille à chaque étape des traditions de Noêl.
Je ne vois pas au nom de quoi je m'assombrirais, juste pour montrer que j'ai bien conscience que je vis dans la réalité?
La réalité c'est ce qu'on en fait.
Sur ce, je vous souhaite un merveilleux lundi