La Réponse
La Réponse est venue de la vie même.
Je prends un moment pour vous en parler, parce que c'est important pour moi et pour vous faire de la lecture.
Si en plus ça peut vous tilter la moindre, j'en serais heureuse.
Voilà.
Ca ne vous est jamais arrivé de voir quelqu'un , disons qui aurais commis une faute envers vous, recevoir de la vie ,en apparence toutes sortes de gratifications, tandis que vous, la personne lésée, avez l'impression de ramer dans la boue.. tandis que l'infâme se prélasse au soleil.
Si ? Non ?
C'est caricaturé bien sûr, mais c'est assez ressemblant tout de même.
Et dans cette histoire là, celle qui se prélasse sur sa terrasse, comblée de multiples bienfaits, c'est moi.
En non seulement je suis privilégiée, mais je m'en vante !
J'étale mon bonheur répugnant sur les réseaux sociaux.
Avec mon entreprise florissante de fabrication de chatons.
Tandis qu'il y en a d'autres qui rament dans d'obscures caves à pédaler pour fournir de l’électricité
Je pourrais continuer sur ce sujet ? je le fais ? allez juste un peu.
Ils rentrent chez eux, trouvant leur marmaille affalée sur le canapé du salon.
Une marmaille constituée d'enfant incultes qui n'ont jamais eu ni les capacités , ni les moyens d'étudier.
Qui resterons pour toujours au crochets de leurs pauvres parents.
Parents qui ne partent jamais en vacances, jamais de la vie.
D'ailleurs, ils n'ont pas de voiture, même pas le permis.
Je continue ?
Non.
Vous trouvez ça débile ?
Moi aussi.
Parce que ce n'est pas la vérité, ni d'un côté , ni de l'autre.
Mais voilà ce qu'il se passe quand on se fait des films.
On exagère de tout côtés.
Alors comment j'en arrive là, c'est une autre histoire.
Ne croyez pas non plus qu'elle m'est inspirée par une personne en particuliers.
Arrêtons de nous prendre pour le nombril du monde.
Mais voilà, quand on expose sa vie sur Facebook, et un blog par-dessus le marché, il y a des conséquences.
Mais à force, comme je vous dit, ça arrive souvent, j'ai compris quelque chose.
Quoi que j'écrive, il y aura des gens pour calculer ce qu'ils croient que je gagne ou pas.
Pour s'imaginer mon existence.
Et quoi que j'écrive, je ne pourrai jamais empêcher les gens d'avoir leurs propres pensées.
Et c'est tant mieux.
Forcément, on aura toute la gamme, du très juste au tout faux.
Mais si j'écris, ce n'est pas pour ça, au final.
J'écris pour ceux qui ont du plaisir .
Il n'y a pas question que je me justifie davantage, ni que j'aie peur de ci ou de ça.
Ecrire est ma liberté.
Un besoin aussi vital que respirer, presque.
Et voilà.
Ce qui m'a amené là, m'a fait réfléchir , toute la journée hier, je me sentais pas bien.
Je ne vous dirai pas pourquoi.
Parce que ça touche à quelqu'un que j'aime bien.
Mais honnêtement, est-ce que ça lui permettra de se sentir mieux ?
Est-ce que ça me permettra de m'améliorer ?
Ca ne marche pas comme ça, pas du tout.
Ca me pose un problème, parce que quand qui que ce soit me mets dans cet état, je ne transige pas, je fuis.
Je peux même couper les ponts.
Sans aucun état d'âme.
Au final, j'ai pris, je crois la meilleure des décisions, ne rien faire.
Et déjà, hier soir, à la fin de la journée, la vie à commencé à me récompenser.
A me montrer que je suis sur la bonne route.
Quelle que soit la case dans laquelle on veut me mettre, je n'ai pas a y entrer.
Je suis libre.
J'aurais déjà pu m'en rendre compte plus tôt.
Mais les circonstances on fait que le plat dont je ne veux pas m'est représenté une seconde fois.
Et j'ai recommencé à me sentir mal.
Je sais ce n'est pas forcément facile à comprendre quand on a pas d'exemple précis.
Mais je crois que c'est possible.
C'est la curiosité qui nous pousse à réclamer des explications détaillées.
La confiance, nous aide à comprendre par contre.
Mais cette situation, refuser de se sentir mal, quel que soit les erreurs que vous avez commis, je la vis déjà tout les jours.
Mieux ,quand j'y pense ça pourrait être le pitch de ma vie !
Mettre ne doute ma volonté de réparer mes fautes, ou me le rappeler trop souvent (c'est la même chose) ne sert à rien de constructif.
Je me sens juste mal et ce mal se rajoute à celui que je ressens déjà.
Parce que mes fautes, je les connais, je les assume, je vis avec.
J'en parle parfois, mais si peu.
De moins en moins , quand ce n'est pas adéquat.
Je préfère regarder ce qui est beau, ce qui va bien.
Mais croire que je pourrais oublier le reste , c'est me sous-estimer, c'est manquer de confiance.
Alors j'en suis restée là, dans mon raisonnement : je ne veux pas être jugée, alors je ne le ferai pas non plus.
Mais c'est dur.
Alors je me retiens.
Et je me concentre sur ce qui est beau, sur ce qui va bien, sur ce que j'ai à faire aussi.
Et voilà que ce matin , je reçois un merveilleux panier de fruit avec mes biscuits préférés et de bons produits pour ma peau.
Mais comment cette personne qui me connais à peine sait-elle que ce sont mes biscuits préférés ?
parce que je l'ai écrit.
Et j'apprécie encore plus la valeur de ce geste.
Je pense aussi que celle qui me donne le plus de force actuellement est une personne envers qui j'ai commis une faute assez importante, qui connais très bien ma vie et mes failles, mais qui malgré tout a toujours su me comprendre et me faire confiance.
Je me sens de mieux en mieux.
J'ai de plus en plus envie de m'occuper à nouveau de moi.
Reprendre des kilos alors que pour d'autres c'est si difficile d'en perdre, je comprends que ça puisse énerver.
Avoir autant d'amies formidables alors que je suis tellement pleine de défauts, aussi.
Mais peut-être que ceci explique celà ?
Culpabiliser quelqu'un c'est moche.
Vraiment c'est moche.
J'enn suis tout à fait capable, mais je m'en rends compte, c'est moche.
Et ça ne serrt à rien absolument à rien.
Si on veut donner à quelqu'un la possibilité de réparer ses fautes, alors il faut que comprendre que ça nécessite de la force.
Alors lui demander d'un côté d'avancer, tout en la freinant de l'autre c'est totalement contre-productif.
Alors je peux comprendre aussi que la société fut ainsi faite, pendant longtemps : il y a des règles et tout ceux qui ne s'y plie pas dérangent.
Alors on les cache, on les puni et on les fait souffrir.
C'est ainsi qu'en Suisse on a enfermé des filles mères, stérilisé des pauvres et enlever leurs enfants aux parents déclarés incompétents.
Maintenant, grâce à internet, l'information circule vite.
On a vu les souffrances inutiles, les injustices de la justice.
Les gens parlent, racontent leurs expériences.
On sait que ce ui esst juste pour X ne le sera pas pour Y.
Parce que la vie est heureusement bien plus compliquée.
La confiance même, lorsqu'elle est donnée à mauvais escient peut tout détruire en apparence.
En apparence, parce qu'il ne faut pas se tromper ; ce qui détruit tout c'est la trouille.
Pas la peur, la vrai, celle qu'on ressent naturellement en cas de grand danger.
Non, c'est la chiasse.
Parce que c'est plus facile de faire semblant d'aller bien que de parler.
Parce qu'avoir confiance quand on s'en est ramassé plein la figure c'est dur.
Et ça, je connais aussi.
Bien sur que moi aussi j'ai les chocottes parfois.
Je suis pleine d'imperfections.
Mais vraiment, et ça ne changera pas, je ne laisserai plus jamais qui que ce soit m'empêcher d'avancer.
Et je ne perdrai plus mon temps à psychanaliser les gens non plus.
Ils ont leurs propres raisons qui les poussent à agir comme il le font.
Si ça ne me plait pas, même si ça me touche, je n'y peut rien.
Je veux vivre et bien vivre.
Laisser les gens me couvrir de bienfaits, même si pour d'autre je ne le mérite pas.
Parce que je vivrai pas suivant les préceptes de ces autres justement.
Ca me semble tellement évident.
Une de mes amies très chère c'est fait traiter de sociopathe, parce qu'elle a osé demander de l'aide.
Moi qui en reçoit, que suis-je alors ?
Et ceux qui m'en donnent ?
Et le pire c'est encore ces pauvres victimes, celles qui pédalent dans les caves pour faire de l'éléctricité.
Je les connais, j'ai pédalé moi aussi à leur côté.
Mais ça ne m'a pas plu.
alors je suis retournée sur ma terrasse.
Et là, j'ai le bonheur de retrouver celle qui pédalait le plus.
celle que le jugement des bien pensants aurait pu écraser sans aucune pitié.
D'ailleurs elle était si sure de le mériter, qu'elle a essayé de mourir.
Mais, heureusement, cette fois -ci, une volonté plus forte que tout s'est imposée.
La mystérieuse volonté de la vie, celle dont la puissance est au-dessus de tout.
Elle est sorti de la cave, toute seule.
elle à ouvert cette porte qui n'est jamais fermée et découvert le soleil.
Sa chaleur sur sa peau.
Et elle à aimé ça.