Assurer sa race
La journée à bizarrement commencé.
Je me réveille une première fois en pleine forme.
Je me rendors .
Je me réveille une seconde fois, en sueur, avec des frissons de fièvre.
Je me lève.
Je me repose un instant .
Les chiens m'entourent,
Il me demande si je veux bien les sortir.
Malgré que je n'aie aucune envie de bouger, ça me motive.
J'y vais et la journée commence vraiment.
Petit à petit, je sors de ma léthargie.
Et, là , ce soir, après une journée bien remplie, je suis plus réveillée que jamais.
Cet après-midi, quelqu'un s'est comporté envers moi, comme un misérable vers de terre.
Moins qu'un vers de terre... : une ombre de..
Je n'ai pas répliqué.
C'est quelque chose que j'ai appris :
je ne parle plus avec ceux qui m'insultent,
J'ai fait demi-tour et c'est tout.
Demi-tour pour mieux revenir,
Observer de loin, son comportement méprisable, qui ne m’atteignait déjà plus.
M'occuper de mes affaires.
Et les alliés sont venus à moi,
Naturellement.
Une journée ou ma nature refait surface.
Ca fait du bien .
De se sentir soi-même.
Transparente aux yeux de ceux qui savent me regarder.
Opaques pour les autres.
Je n'ai pas besoin de jouer.
Ceux qui ne m'aiment pas assez ne peuvent pas me voir.
Même si je le voulais.
Je n'ai pas besoin de me vendre.
C'est bon comme ça.
Je veux croire que c'est ainsi.
La sincérité sert d'oeil.
Et toutes les lunettes du monde ne servent à rien.
Dans ce cas là.
J'aime voir mes amies s'entendre, s'apprécier.
Je ne sais pas si j'ai raison, mais je crois qu'il faut que l'amour se partage inégalement.
Pourque ça n soie pas stérile.
Parce que si deux personnes s'aimaient exactement de la même façon, alors, rien ne serait possible.
Il faut un décalage.
Parfois petit, parfois immense.
Plus le décalage est grand d'ailleurs et plus tout est possible.
Il y a de la place pour la liberté.
J'aime être libre.
Aimer qui je veux et comme je veux.
Ca ne regarde que moi,
C'est ma vie.
Celui qui me fera du mal le paiera très cher.
Pourquoi m'en occuper , puisque ça se fera de toutes façons.
Même si je ne souhaite de mal à personne.
En tout cas pas en ce moment précis, ou la journée s'achève.
La flamme vacillante de ma bougie parfumée, la chaleur tendre de la cire autour,,,
Le rie de Doris, les aboiements de Kiko, et Prisca qui retrouve le moral.
Il y a des personnes, comme ça, qui vous amènent , qui vous emmènent plus loin.
Ailleurs.
Sans que vous n'ayez besoin d'y aller.
Je regardais Doris pendant qu'elle me parlait et je me disais à quel point elle à changé.
Ses yeux ont changé de couleur.
Cette force incroyable qui lui a permis de tenir le coup toutes ces années, n'est plus éparpillée.
Elle est devenu moteur et benzine.
Sa présence est chaleureuse, motivante.
Et le temps passe trop vite.
De chansons en chansons.
Je change, je me retrouve, mais je ne suis plus la même.
Comme quand on retrouve un vieil ami.
On le reconnait, c'est toujours lui, mais avec quelque chose en plus, et en moins d'ailleurs.
Je sens la magie toute proche.
A l'intérieur, et au-dehors, elle circule.
Je ne sais pas vraiment l'utiliser.
Comme un super.héro qui ne maitrise pas encore ses nouveaux pouvoirs.
Je me blesse toute seule, tellement facilement.
Parfois, avant même que la flèche ne parte.
Parfois. il n'y a même pas de flèche, mon coeur se déchire tout seul.
Alors je me protège.
Un peu.
Confiance.
Repos.