L'insoutenable cruauté de la vie
A force de chercher du positif et de la beauté partout, j'avais presque oublié à quel point la vie peut être garce.
Garce ? le mot est encore faible.
La vie est capable des injustices les plus révoltantes,
de transformer
en une seconde une joyeuse après-midi en famille
pour en faire lune épouvantable tragédie.
Comme si ça ne suffisait pas, elle se répète.
Rien n'est plus injuste que la mort d'un enfant.
Rien.
Ma pauvre marraine a perdu ainsi non seulement sa petite fille, mais aussi, son petit garçon.
Comment trouver la force de continuer après ça ?
Si ce n'est pour l'amour des enfants qui restent.
Et de ceux à venir.
Ma grand-mère aussi a perdu son fils chéri.
Le petit tonton qui restera à jamais jeune et beau.
Comme un ange.
Sur la photo de sa tombe, il nous souri.
On va lui rendre visite sans tristesse, parce qu'on ne l'a pas connu.autrement.
Nous sommes nés bien après.
Il est comme un membre spécial de la famille.
Qui habiterais là, dans ce joli cimetière de village.
Et comme on y allais seulement par beau temps.
Alors, le soleil est associé dans ma mèmoire à son visage.
Je ne connaissais pas cette petite fille de ma famille qui est parti le rejoindre au ciel.
Ce ciel qui à l'air de se réserver les meilleurs d'entre nous,
Et de laisser les pires vivre.
Dans ma théorie, la mort est une récompense, pour ceux de nous qui n'aurons plus droit aux joies, mais qui surtout, ne connaitrons ainsi jamais aucune peine
Mais voilà, pour la famille, pour les mères qui ont porté ces enfants,
pour ces pères qui s'était juré de les protéger, la douleur est incommensurable...
J'aimerais vous parler de cette petite fille que je ne connaitrai jamais,
Parce que chérir sa mémoire est tout ce qu'il me reste.
Une petite beauté blonde aux petite dents perlées,
Une part de ma famille qui s'en est allée, emportant avec toutes les promesses de son avenir..
Ne vous méprenez pas, je n'ai pas besoin de réconfort.
J'ai de la peine certes, mais prendre pour moi des paroles de compassion me semblerait être du vol.
Seuls ceux qui l'ont serré dans leurs bras, qui ont suivi ses premiers pas méritent nos meilleures pensées.
Je pense à Frédérique, notre petite amie d'enfance qui est morte quelques temps après notre déménagement, d'une maladie qu'on ne pouvait soigner.
Je pense à Michelle qui a perdu son frère aussi, faute de donneur compatible.
Je pense à moi, si ça m'arrivait, je sais que j'aurais besoin de sentir que les autres sont touchés.
C'est pour ça qu'après réflexion j'ai décider de parler de ma petite cousine.
Pas pour réclamer votre compassion,
Il me semblerait intolérable de faire comme si rien ne c'était passé.
Occulter sa disparition,serait comme occulter sa vie.
Elle est née, à vécu et existera à jamais dans le coeur de ceux qui l'aiment.
Ou que soie son âme, ils la chériront à jamais.
Je pesne à Pascale qui a perdu son fils Gregory.
Quelque chose c'est cassé en elle depuis ce jour.
Nous avons tous notre façon de réagir, qui dépends de notre personalité, des liens que nous avions tissés...
Quel que soit l'âge ou un enfant s'en va, rien ne semble plus injuste.
Privé de vie...
Alors forcément être privé d’internet, d’électricité comme ça m'est arrivé pendant ces quelques jours me semblent un détail qui vaut à peine d'être mentionné.
Tout me semble extrêmement léger et facile, l’osque l'enfant disparait...
c'est une part des siens qu'il emporte..
Elle s'appelait Izia, elle avait 4 ans.
Tout absolument tout me semble dérisoire à présent, à l’exception des autres tragédies.
J'ai commencé un nouveau projet, qui prends forme peu à peu.
Dans ce projet . les tragédies tiennent une place importante.
C'est épuisant.
Mais j'ai l'impression d'être totalement à ma place.
Avec ce nouveau projet.
Doublement à ma place ; parce que mes facultés d'observation sont plus aiguisées que jamais,
mais aussi parce que j'apprends beaucoup,
Il est encore trop tôt pour vous en parler.
Ce sont des avalanches de nouvelles information à digérer..
Des avalanches