Bienne que j'aime
Rue de la Gare
-Catherine !
La voix m'est familière.
Alors, j'arrête mon vélo sur le bord du trottoir.
Et je le vois surgir d'une terrasse-
Fabian, c'est une part de mon histoire d'enfance.
Mais surtout c'est une part de la Bienne d'aujourd'hui.
Un bon exemple.
Comme on dit.
Le gamin insolent est devenu un homme.
Avec une vie bien remplei de famille, travail et de passions.
On ne peut pas le manquer.
Il est là, il occupe l'espace et quand il regarde les gens, il les voit vraiment.
Je l'aime bien.
Il fait partie de ces gens qui font la Bienne que j'aime.
Une Bienne ou on se connait.
Une Bienne qui aime la réussite, mais qui est là aussi dans les coups durs.
Un très bon exemple.
Un exemple inspirant.
D'ailleurs, si j'en parle aujourd'hui, c'est que j'ai une idée derrière la tête.
Fabian est partant pour un shooting.
On discute deux mots.
Deux mots qui font plaisir.
Etre reconnue pour mon travail, ça me fait toujours plaisir.
Avoir des commentaires que l'on attendait pas ,tellement ils sont gentils quand on me laisse publier une photo, c'est la récompense de ceux qui ont cette générosité.
Il est surement plus facile d'écrire, que de dire à un collègue, un ami : tu sais, je t'apprécie.
Facebook est comme ça, le lieu ou l'on dépose les choses.
Ou l'on est étonné de la compassion qui nous vient, lorsque l'on perds un animal qui était pour nousun membre de la famille.
Bien sûr, c'est aussi l'endroit de tout un tas de conneries.
Mais pas que...
Il faut savoir faire son tri.
Un shooting donc.. l'inspiration me vient pendant qu'on discute.
Bienne, celle que j'aime.. celle que je photographie.
Ce sont des leiux, ce sont surtout des gens.
Des gens qui ne se ressemblent pas.
Qui ne ressemblent à personne.
Qui ont développé leur propre style et que l'on reconnaitrais entre mille
Partout ou je suis allée dans le monde,il y avait toujours un biennois.
Même dans le bled d'Inde le plus reculé. j'en avais deux, à la table d'à côté.
Du coup, on a oublié qu'on ne pouvais pas se saquer, la fille et moi.
A des milliers de kilomètres seule restait le plus important.
L'appartenance à un lieu.
A Bienne.
Ce jour là, nous sommes devenue amie.
Une fois la barrière franchir, pas de retour possible.
Le shooting...
Je vois de Biennois, réunis par famille.
Famille recomposées souvent.
Avec les potes, qui sont aussi de la famille.
L'image se dessine.
Ca va être fabuleux !
Il me faudra de l'espace.