La fin du monde
Je regarde cette neige qui tombe depuis des heures,
Qui recouvre peu à peu les routes, les trottoirs, les voitures, les vélos, et même le grand panneau en face de chez moi.
Je sais qu'elle va s'atrrêter, par expérience.
Mais j'imagine ; et si ça continuait ?
Tellement et tellement que peu à peu, c'est toute la ville, voir le pays entier qui se retrouverait paralysé.
Tenez. ma Brigitte qui travaille à la Coop, mais qui n'habite pas Bienne, comment elle, et les milliers de personnes qui se déplacent tout les jours pour faire tourner notre ville feraient pour rejoindre leurs lieux de travail ?
En traineaux ?
La neige tomberait tellement que même les chasses neiges seraient coincés.
Que ce passerait-il ?
Je me demande si c'est prévu par la Confédération ?
Et si oui, alors, comment faire pour gérer un pays entier recouvert sous des mètres de neige !
Et puis peu à peu, plus rien ne fonctionnerait, ni l'eau, ni l’électricité.
Je dois dire, quelque part, ca me plairait bien.
-Hein ? mais t'es malade ?? pense justement aux vrais malades! aux hôpitaux ! ça serait dramatique !
Bon alors, évitons les morts inutiles et disons que l’électricité fonctionnerait encore.
Mais rapidement on se retrouverait confronté, chacun. au manque de nos besoins primaires.
Besoins différents pour chacun,
La solidarité s'organiserait en même temps que les pillages.
Les sociétés de sécurité ne suffisant pas pour assurer la protection de tout les magasins, alors, on s'en emparerait.
Par quartier, on pillerait les Denners , les Coops les Migros...
Rapidement il n'y resterait plus rien.
Et les gens se calfeutreraient chez eux, avec leurs provisions.
Regroupés en famile, en bandes, en micro-sociétés.
Prêts é tout pour survivre,.. ou presque.
On verrait vite nos limites.
Qui nous sommes vraiment.
C'est principalement sous cet angle que ça me plairait.
Tout ce qui constitue les facilités habituelles ne fonctionnant plus, seule la débrouillardise personnelle et la volonté feraient la différence.
Et le troc.
Puisque rapidement l'argent n'aurait plus aucune autre valeur que le papier sur lequel il est imprimé.-
Plus personne ne pouvant aller travailler.
chacun se préoccupant de sa propre survie et de celles de ses proches plus faibles.
J'adore imaginer ce genre de situation.
Quand ça ne sert plus à rien d'être riche.
Quand seule les qualités humaines deviennent les valeurs essentielles.
Qui en aurait, et qui dépérirait faute de volonté.
Je m'imagine construisant une sorte de traineau, avec Prisca pour me tirer.
Elle à tellement de force.
Et j'irais chercher, là ou ça se trouve, tout ce dont ma famille à besoin.
Quitte à prendre des risques, qui à devoir commencer par trouver une arme.
Parce que ça, j'en suis certaine, si les qualités humaines sont nécessaires à la survie, alors, tout ce qu'on a de moche sera là aussi.
Tandis que j'écris, la neige continue de tomber.
Ca me fait penser à une histoire que Brigitte m'a raconté ;
Quand ses enfants sont arrivés au Châlet il fallait déblayer l'entrée.
Mais ou la pelle se trouvait, il y avait tellement de neige, qu'il aurait fallut déblayer aussi....
Mais avec quoi ?
Situation comique, dan ce cas-là, mais, avec plus de neige forcément, ce genre de problème seraient multipliés par 10.
J'essaie d'imaginer.
Je crois que les gens se regrouperaient,
Parce que plus on est, plus on a de ressources.
Essayez d'imaginer ce que c'est , simplement de manquer de sucre, ou de sel...de café.
De pain.. de fruits, de lait...
J'imagine une situation qui durerais un moment.
J'essaierai de trouver des médicaments pour avoir qq chose à troquer.
J'irai piller le Qualipet ne face de chez moi pour nourrir mes animaux , quitte à recueillir ceux qu'ils vendent afin qu'ils ne meurent pas de faim, ou mangé...
Après tout, ils ont des lapins...,
J'imagine...
Et pendant ce temps la neige c'est arrêté.
Ca ne sera pas pour cette nuit.