Carpe Diem en petite voiture
-Hein ?
Mais oui, tu connais "Carpe Diem* en gros c'est "vit l'instant présent*.
-En petite voiture ?
Bon d'accord, là ça mérite une explication : la petite voiture, c'est celle que l'on reçoit quand on est gossse et qui ne fonctionne que si on la fait reculer plusieurs fois,
Après, on la lache et avec le *remontage" qu'on vient de lui faire subir, elle s'élance à toute vitesse...
-...pour aller se fracasser contre une armoire ! Ah ouiiiiii, je connais.
Moque toi! Ok la fracassée contre l'armoire n'est pas dans ma philosophie, par contre, métaphoriquement parlant, la petite voiture c'est moi.
-Et celui qui te remonte ?
Ah.. la tu peux l'appeler comme tu veux ; le Destin, le grand Manitou.. c'est égal, ça c'est la part qu'on ne contrôle pas.
Parce qu'il y a bien une chose que je sais, dans la vie, c'est qu'on ne contrôle pas tout.
Alors on essaie, on *try" encore et encore.. jusqu'à ce qu'un jour ça marche.
-Et l'instant présent dans tout ça ?
Il signifie qu'on ne va pas attendre ça ou ça pour être heureux.
Genre ; ah quand j'aurais enfin rencontré l'amour...
Ou , quand j'aurai un job qui me plait.
Quand..,,,, etc.. etc...
Avec ce système là, on a toutes les chances.. d'être malheureux en permanence.
Parce qu'il y aura toujours quelque chose qui n'ira pas.
Alors, j'ai décidé que ce ou ces quelques choses qui ne vont pas sont là pour nous rendre plus fort, et en tout cas pas pour nous empêcher d'avancer.
Au contraire.
Comme lorsque l'on fixe un gros poids à une élastique.
Quand on l'enlève l'élastique se propulse loin, et plus le poids est gros et plus l'élastique ira loin.
En résumé, chaque petite ou grande épreuve sert de poids, et j’essaie, je persiste et je signe, jusqu'à ce que ça donne quelque chose ou pas.
aVANT, ET PENDANT DES ANNéES, JE FAISAIT L'ERREUR DE RENDRE LES AUTRES RESPONSABLES DE MES éCHECS.
gENRE ; SI JE N'Y ARRIVE PAS, C'EST à CAUSE DE LUI QUI M'A FAIT CI OU çA.
aUJOURD'HUI ENCORE, QUAND ,avec ma sensibilité légendaire, qqun me fait un sale coup et que ça m'affecte, au lieu de lui donner le moindre pouvoir, je passe ma période d'affectation plus ou moins bien, et je me relève, encore plus forte.
Personne d'autre que moi ne peut me détruire.
Et ce n'est pas du tout mon intention.