Comme si de rien n'était
Tiens, comme c'est étrange.
D'habitude, j'ai horreur de cette attitude qui consiste à faire * comme si de rien n'était* malgré les drames.
Et puis voilà que c'est à moi que ça arrive.
Et que j'aurais très envie de faire, à mon tour, semblant qu'il ne s'est rien passé.
Mais l'écriture à toujours été un exutoire et j'ai encore en moi des nuages dans la tête, dans le coeur et un gros poids sur l'estomac.
Alors je ne peux pas.
Mais tout de même, grâce à l'amie fidèle, j'ai pu exprimer ma peine, trouver un oeuil , un esprit et un coeur attentif et du coup, de coeur à coeur, justement, ça va mieux.
Par contre, quel que soie la raison, pudeur ou autres, je n'ai pas du tout envie de faire de ce qui c'est passé un sujet d'article.
-Ah mais, là, t'en dit trop ou pas assez, on veut savoir !
Voilà l'argument typique ce ceux qui font passer leur curiosité avant tout.
Et pourquoi ?
Hein ? Pourquoi n'aurais-je pas le droit, ici, de ne pas raconter dans tout les détails, un épisode de ma vie privée ?
Pourquoi ne pourrais-je pas, simplement, parler de l'impression qu'il m'a laissé?
Garder pour moi la cause? et ne livrer que les effets ?
Je suis chez moi, ici, madame! Je fais comme il me plait.
D'autant que ce n'est pas spuvent.
D'habitude, je ne me gêne pas trop.
Mais là, j'aurais honte d'utiliser un drame personnel , qui ne manquerait pas de vous arracher quelques larmes pour me rendre intéressante.
Ce sera ma façon d'exprimer mon respect à cette âme concernée par ma peine.
Peine qui commence à s'estomper.
Voilà, c'est tout ce que j'en dirai.
En me relisant, je me dis que, si je peux agir ainsi, c'est parce que j'ai pu en parler.
Et si ça n'avait pas été le cas, il n'y aurait aucun mal à le faire ici.
Que j'ai de la chance d'avoir des amies
Histoire de ne pas vous laisser totalement dans le noir.Peut-être qu'en ce moment, parmi vous, s'en trouvent qui me comprennent, parce qu'eux aussi vivent un drame personnel et préfèrent faire *comme si de rien n'était" pour éviter les questions.
Pour ne pas s'exposer à d'autres émotions pénibles.
Est-ce qu'on ne pourrait pas simplement dire à ses amis::
-Mes amis, je suis triste. Je n'ai pas envie de dire pourquoi, mais quand même, je ne peux pas totalement faire semblant, je ne veux pas.
J'aurais l'impression d'en rajouter inutilement.
D'utiliser ce drame a des fins peu nobles.
Comme les gens sur Fb qui vont chercher des thèmes choquants, pour tenter d'avoir qq réactions et combler ainsi le vide intersidéral de leur page.
Parce que c'est le seul moyen qu'ils croient avoir pour se sentir exister.
Comme ils se trompent.
Comme ils se méprisent eux-mêmes.
Encore davantages s'ils pensent que ce qui leur plait dans la vie, n'est pas assez important.
La ils méprisent triplement ; eux-mêmes, leur passion. ceux qu'elle pourraient intéresser.
Alors quoi ? a quoi sert d'avoir internet si on en comprends pas la principale qualité ?
-Qui est ?
Et bien, qui est de trouver d'autres personnes concernées par ce qui nous touche.
Un exemple ? Ca peut-être matériel, pour quelque chose d'aussi insignifiant qu'un modeste couvercle de crème à café..
Et l'on découvre en qq clicks, les passionnés, les collectionneurs, les bourses d'échange, les forums ...
-Les forums ? ahaha et qu'est-ce qu'ils peuvent bien se raconter ?
Voilà.. il tellement facile de se moquer, quand à l'inverse de ce que j'essaie de faire passer, on ne se sent pas concerné.
Mais ce n'est pas le sujet.
Le sujet, c'est la concernation.-
Hein ?
Euh.. la concernance ? le concernage ? le concernement !
-Euh.. non.
Mais , alors ? il manque un mot ``
Comme c'est étrange !
Tenez, ce qui concerne les habits, c'est l'habillement, ou l'habillage... ou les habits...tout bêtement.
Concerner, c'est un verbe qui n'a pas de nom propre.
Tenez, rigoler, c'est un verbe aussi, mais il a un nom propre : le rire.
S’intéresser, pareil, avec l’intérêt.
Mais concerner...,j'ai beau chercher.. je ne trouve pas.
Tu t'éloigne, là.
Tu as raison.
Tenez , l'autre jour, il y avait Bruno, à la télé.
Bruno n'est pas un film comique, c'est une oeuvre militante, contre le racisme, contre le sexisme, contre l'homophobie.
Militante, à cause des risques certains encouru par l'auteur, dans touts les moments ou ils tourne en caméra cachée, qu'il provoque délibérément la foule ou son interlocuteur.
Et Bruno rencontre des spécialistes qui traitent l'homosexualité comme une maladie, ou une épreuve divine.
L'un d'eux tente l'argument suivant ; les femmes sont ennuyeuses, mais l'homme le vrai doit comprendre que ce qui est ennuyeux, peut -être bon aussi.. ou qq chose du genre.
Enfin bref, ce qui m'a frappé c'est l'exemple de ce qui est ennuyeux : les femmes blablatent dans le vide et sont incapables de s'en tenir à un sujet,
Pire, si elles en abordent un, elles passent si rapidement et fréquemment à d'autres sujets que JAMAIS, il insiste lourdement sur le jamais (surement du vécu) elles ne reviennent au sujet de départ.
Ce qui est particulièrement énervant.
Quel manque de discernement !
Passer d'un sujet à l'autre, c'est tout au contraire, la faculté de relier les choses les unes aux autres.
D'ailleurs, si on nous écoute et nous laisse le temps de nous exprimer, nous en revenons quasiment TOUJOURS, j'insiste : TOUJOURS, au point de départ.
C'est ce que je suis entrain de faire la.
Ca s'apelle une ellipse.
Mon sujet, c'est la conscience.
Voilà le mot.
Quand on ne veut pas faire comme si de rien n'était, c'est que l'on a conscience.
Alors, mes amies, sachez le. j'ai confiance en vous, vous ne me demanderez pas de m'expliquer.
Vous respecterez le fait que je soie triste,
Je vais allez me coucher maintenant.
Je ne veux pas mettre cette tristesse dans vos photos.
En même temps, j'ai une pesnée pour quelqu'un de ma famille qui vit peut-être ses derniers instants.
La chimiothérapie, la douleurs, les médicaments rendent parfois les malades méchants.
Comme mon père, quand j'arrivais avec un bouquet de fleurs composé pour lui avec celles que je trouvais sur le chemin de l’hôpital, et qu'il disait : c'est quoi ce bordel?
Ou qu'il demandait que je reprenne un tableau que j'avais peint pour oui parce qu'il ne l’aimait pas.
Avec le recul, on le sait. c'est la maladie.
Mais dans l'instant, la compassion est difficile.
Alors, cette oersonne que j'aime, je n'irai pas la voir.
Mais j'y pense très fort.
Quelle souffre le moins possible.
Le cancer est décidément une saleté injuste qui frappe au hasard.
Comme la mort.
Je n'ai pas peur de la mort en ce qui me concerne,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,
Et pour les autres, je crois qu'il vont quelque part et qu'on les retrouvera.
Mais en attendant, nous pouvons penser à eux , le plus positivement possible..
Comme le faisait les égyptiennes.
Je regarde les infos et je me rends compte que je me sens spécialement consciente.
Kyoko, la japonaise enlevée par la Corée du nord.
Les migrants qui fuient la Syrie.
Je ne compare pas.
Je ressent.
L'humanité, c'est ça.
A quoi cela servirait de rester ancrer dans la peine ?
Occupons nous bien de ceux qui nous entourent, et les malheurs se produiront quand même.
Parce que la vie est ainsi faite.
Sans malheur point de bonheur.Sans obscurité point de lumière.
La vie n'est ni logique, ni juste, alors, pourquoi devrions nous l'être ?