Le Bonheur est dans l'évier
Je vous jure que c'est vrai.
Tandis que je faisais ma vaisselle, j'ai senti une vague de bonheur me réchauffer , tout autour du coeur.
-Tu faisais ta vaisselle !!
Oui, je sais, déjà ça c'est assez inhabituel.
Mais qu'en plus je me sente aussi bien, forcément ça m'a intriguée.
Et j'y réfléchit
J'ai cherché ce qui me rendait si joyeuse.
Parce que poser des verres, même propre, sur un coin d'évier ne me procure pas d'habitude une joie aussi douce.
Je ne sais pas vous, mais moi, quand je fais la vaisselle, je médite en même temps.
Je laisse mes pensées aller.
Finalement, on a beau essayer de nous faire croire que la méditation c'est compliqué.
Y'en a même qui prennent des cours.. qui paient ! pour apprendre à faire ce que tout le monde fait , à un moment ou a un autre de la journée sans même s'en rendre compte.
Mais on peut aussi faire exprès.
Et à ce moment la, ça s'apelle de la Méditation.
Donc, je médite en faisant la vaisselle.
Tache simple et répétitive, qui a sur moi l'effet d'un mantra.
-Man.. quoi ?
Vous savez ces phrases répétitives sacrées que l'on trouve dans le bouddhiste.
Elles servent surtout à ne pas penser.
Et quand on ne pense pas.. on laisse aller sa pensée.
-Hein ? C'est pas trop clair ton truc : pas penser pour penser ?
Oui, dis comme ça, effectivement.
Alors je précise : pas penser consciemment, logiquement, mais laisser aller.
Voilà.. c'est ça le truc, lâcher prise, ne pas contrôler sa pensée
Aussi fou que ça puisse paraitre, c'est très difficile pour certains, voir carrément abstrait pour d'autres.
Moi je crois que quand on y pense pas, justement, tout le monde y arrive très facilement.
Sans même y penser.
Donc, je pensais sans penser.
Mais forcément (je sens qu'il y en a qui vont avoir mal à la tête) forcément donc, à ce moment lé, je me suis demandé quelle pensée avait pu me mettre dans ce délicieux état .
Alors, j'a rembobiné la cassette, en quelque sorte, presser sur la touche "rew", pour retrouver l'extrait procurateur de bonheur.
Et je l'ai trouvé très facilement.
Parce qu'il était assez fort.
Et voilà :
J'ai un ensemble de philosophie de vie qui me tiennent à coeur.
Des philosophies et des valeurs.
L'un ne va pas sans l'autre.
Les deux principales philosophies qui me font avancer sont les suivantes :
D'abord le travail ensuite la récompense.
Par travail, j'entends n'importe quelle tâche.
Ensuite, je dois garder confiance.
Par là, j'entends, croire en moi.
En mes actes, en mes chances.
En ce que la vie attends de moi et ce qu'elle va me donner en échange.
Aujourd'hui pourtant avait terriblement mal commencé et puis,j'ai décidé d'agir un peu, et peu à peu tout c'est amélioré avec même des bonnes surprises comme la visite de Véronique, en Sainte-Nicolate du week-end avec des délices made in France dans sa hotte. Chocolat belge artisanal fourré de caramel liquide délicieux. Brisures de marrons glacés fondants,Tuiles aux deux chocolats et Orangina.
L'Orangina, c'est ma madeleine de Proust.
La forme de la bouteille, la couleur du liquide.
Même s'il n'est plus le même que dans ma jeunesse, il reste assez semblable pour me procurer une floppée d'émotions à base de souvenirs français.
St-Tropez., le camping de la plage, les vacances au bord de la mer, avec ma soeur mon père ma mère.
La forme de la bouteille, en verre très important le verre !
Ils ont changé la formule, parce que l'ancienne s’oxydait.
Sous la capsule de métal, on trouvait souvent une sorte de rouille orange.
Et la pulpe, la fameuse pulpe d'orange aussi, le petit geste pour secouer...
Et ce gout, divin , de soleil rafraichissant.
A cause de la couleur.
Je crois bien que si j'aimais tellement le jaune, c'était à cause de l'Orangina.
Ce qui me rends spécialement heureuse dans cette histoire.
C'est que Véronique me donne dans cet instant, c'est bien plus que des bonnes choses : c'est son temps, son énergie , son attention.
Quand on aime quelqu'un , alors, on sait ce qui lui fait plaisir.
Qu'elle se donne de la peine de me rapporter de l'-orangina, parce qu'elle à pris aussi la peine de savoir que c'est ma boisson préférée, et qu'elle vienne me l'apporter chez moi.
Voila ce qui est précieux.
Même si il n'y avait qu'une bouteille (bon la on parle de Véronique forcément elle à pris plusieurs) ça me ferait le même effet.
Et comme il y en a plusieurs, alors ça me fera en prime, des tas de moments de bonheur.
De vacances en petites bouteilles rondes avec du soleil liquide et frais à l'intérieur.
Le petit Fada d'amour était là aussi.
Sacré petit Fada.
Dès que Véronique est arrivée, il a zigzagué entre les chats pour venir lui dire bonjour.
Je suis absolument dingue de ce petit bestiau.
En fait les bouledogue en général sont des chiens qui m'émeuvent profondément.
Tant leur gentillesse, leur affection est grande.
Pourtant, objectivement, à la base, avec leur face toute écrasée, on pourrait les trouver très moches.
Surtout si on les compare avec le museau racé de Prisca, ou la mignonne tête des Airdales de Véronique
Mais ils sont si gentils que la beauté de leur âme transfigure leur aspect.
Rendant leur apparence magnifique.
Ils sont comme une sorte de récompense de la nature .
Si on les aime , alors, on ne peut que les trouver attendrissants.
Petit Fada qui ronfle, qui pête, qui se blottit contre mon aisselle, avec son museau tout chaud.
Petit Fada qui , parfait compagnon de jeux pour Sidney le jour et cousin bouillote la nuit.
Avec ses petits grognements de bonheur.
Alors pour en revenir à mon évier, voila ce qui me rends si heureuse:
j'ai des valeurs.
L'une d'elle est que nous sommes égaux.
Que l'Elite n'existe que si on lui donne ce pouvoir .
Je ne vais pas vous raconter ça dans les détails, mais en gros, je me suis opposée fermement contre ce système de privilèges.
Quitte à perdre quelque chose.
Quitte à ne pas être comprise.
Quitte à être jugée.
Et ce n'est pas tout, dans mes principes, il y a aussi le respect de mon travail¨.
Manquer de respect à mon travail, c'est m'en manquer aussi.
Ne pas tenir ses engagements, pour moi ce n'est pas forcément un problème.
A condition qu'il y aie du respect.
Alors voilà,
Le respect, c'est à moi en premier que je le dois.
Je dois me le donner , comme je le ferais pour quelqu'un d'autre, avec la confiance qui va avec.
C'est nouveau pour moi.
Eh bien , je constate que j'y arrive .
Je constate que ça marche.
Je crois en moi suffisamment pour ne plus avoir besoin de chercher de la reconnaissance.
Bien sur, je l'apprécie , la reconnaissance des autres,
Elle me fait un bien fou!
Mais doucement, la situation c'est inversé : maintenant, il me faut déja la mienne..
Celles des autres c'est le pompon,
La cerise sur le gateau.
Confiance, reconnaissance, respect,
Et ça fonctionne.