Le plus beau jour de sa vie ( à Bienne )
Quand elle l'a vu entrer dans la salle de classe de son école, elle à su tout de suite c'était lui.
Et depuis, elle n'a cessé de rèver à l'instant ou elle serait sa femme.
Déjà , elle fut sa compagne, pendant des années de vie commune.
Alors, on dit parfois que le mariage ne sert à rien , que ce n'est qu'un morceau de papier.
Aujourd'hui, j'ai eu la preuve du contraire.
La cérémonie de l'état civil est siimple, la petite salle contient tout juste les invités, triés sur le volet.
Elle sourit, et comme à son habitude ,elle ne dit pas grand chose.
Elle s'en remet à lui.
Elle ne dit rien.
Tout sa passe à l'intérieur.
Et moi , qui observe , comme toujours, tellement attentivement les gens, je la vois se transformer.
En une après-midi, elle à franchi un cap qui l'a bouleversé toute entière.
Comme si, on avait débloqué un programme caché.
Mais c'est bien une femme , pas un ordinateur.
La demoiselle d'honneur à dit : "sereine".
C'est le mot juste.
Au milieu de l'exitation ambiante qui agite tout les mariages, elle est incroyablement calme.
Mais pas passive.
En-dedans c'est une révolution totale de chaque parcelle de son être.
Une nouvelle femme.
SA femme.
Celle de l'homme qu'elle aime et qu'elle a toujours aimé.. et certainement qu'elle aimera toujours..
Alors, tout ça, elle le savait déjà.
Mais voilà, ce rituel ancien, cette cérémonie avec témoins, à changé quelque chose.
Parce qu'elle est profondément consciente de sa signification.
Parce qu'elle a de l'importance pour elle.
Avec une phrase de quatre mots; *oui je le veux",
Dans ces yeux des étincelles nouvelles, comme si la vie l'animait davantage.
Comme si elle avait tranquilement attendu cet instant pour être pleinement elle.
Comme si, parce qu'en vérité, elle l'y pense pas.
Elle vit l'instant, sourit à son mari tout neuf, enlève ses chaussures comme toutes les femmes qui ont mis des talons.
Mais c'est évident, si on y fait attention, à cette mariée discrête, qui retient si fort son bonheur au fond d'elle,,,,qu'il ne peut éclabousser personne d'autre.
Sauf si on la regarde, vraiment.
Alors on le voit.
Presque quelque chose de magique.
Son Amour pour lui.Je cherche comment le dire, alors je vais le faire le plus simpe possible.
Le mariage, ou n'importe quoi d'autre , c'est juste un mot, un papier, , une histoire d'impôts ou pas à payer.
Ou alors, c'est la promesse d'une autre vie, qui fait de cette jeune fille une femme nouvelle.
Plus belle, épanouie, illuminée de l'intérieur par une flamme; née de l'amour qui la consume pour ce garçon entré il y a longtemps dans sa classe,
J'en connais une autre, qui à qui c'est arrivé.
Mais je n'étais pas là pour constater si son mariage lui a fait le même effet.
Par contre, je sais que bien des années et deux grands gaR4ons plus tard, son feux brule encore.
On dit que les gens heureux n'ont pas d'histoire.
Mais c'est faux.
La souffrance, les coups du sort n'épargnent personne.
Alors, est-ce que c'est parce que la nature a horreur du vide qu'elle remet dans la vie des unes la présence d'autres aimés trop tôt disparu ?
Un frère, un père , une présence masculine nécessaire ?
J'ai toujours eu l'impression que le bonheur se méritait.
Qu 'il y avait une sorte de prix à payer pour que la vie s’acquitte de ses dettes.
Cherche pas à comprendre.
Il faut le vivre. pour savoir ce que ça représente, ou alors 'être compréhensif.
Et , forcement, je me demande ce qu'elle attends, la vie, pour m'en envoyer un, à moi.
Un homme, un vrai, un tatoué...
Un beau, un grand, un fort.
Un qui ne ménagera ni son temps ni ses efforts pour me plaire quitte à déplaire.
Un gentil, un drôle, un généreux.
Qui aurait des sous et aimerait les dépenser avec moi..
Un courageux, un engagé, mais pas enragé.
Un sociable, amico-compatible.
Familio-compatible.
Qui n'aurait pas besoin d'une infirmière.
Qui saurait ou il va et qui voudrait y aller avec moi.
Qui voudrait en même temps m'amener ou je veux aller et ça serait
à la même place.
Parce que la vie est bien faite.
On aurait une grande ferme pleine de chiens perdu sans collier , ni laisse.et d'autres animaux de toutes sortes. (qu'on ne mangerait pas).
Avec le lac tout proche, une rivière et une piscine à débordement.
Et toutes sortes de gens y vivraient pour toujours ou de passage.
Des cré-actifs, comme j'aime.
C'est samedi.
Je ne sors pas, comme d'habitude. Mais si je mérite aussi d'être pleinement heureuse, alors, je n'aurais qu'a faire venir le monde à moi.
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