La force de la simplicité et les vrais questions à Bienne et ailleurs
Dans la vie, il y a deux catégories de personnes :
Celles qui assurent et les autres.
Dans le fond, c'est souvent les mêmes.
-Hein ?
Ben oui, suivant les circonstances.. je ne connais personne qui est capable d'assurer 24h sur 24.
On se trompe, il y a des imprévus , et du coup, on assure pas.
On est même parfois incapable de s'excuser d'avoir manqué un rendez-vous, puisqu'on avait oublié aussi que c'était aujourd'hui.
C'est ainsi que Mélissa et moi, nous sommes retrouvées, avec un gros lapin ...
Mélissa qui est venue en train depuis Tavannes.
Moi, qui n'ai pas que ça à faire.
Je me retrouve un peu dépitée..
J'imaginais une meilleure organisation.
Mais apparemment, il y a un soucis.
Et notre participation à la semaine de la femme, alors que les prospectus sont déjà imprimés semble compromise.
En plus, il parait que nous devrions payer pour ces prospectus, parce que notre nom est dessus... et aller les chercher, même!
Et pourquoi pas les distribuer dans la rue déguisées en Bunny^s ?
non, non, y'a clairement quelque chose qui cloche.
Mais l'idée de travailler avec Mélissa m'enthousiasme clairement, cette jeune fille a tellement de talent (elle trouve que j'abuse, mais non, non, je confirme).. que je paierai ces fo. prospectus. Et nous participerons, comme prévu
Enfin bon... la machine à idée entreposée dans ma tête, continue de fonctionner.
Et elle fonctionne extrêmement bien.
Je peux le faire,
C'est possible.
J'y crois.
Maintenant, je dois trouver les appuis nécessaires et je vais me lancer.
Me mettre à mon compte.
J'ai calculé , si je diversifie mes activités en 4 secteurs stables.
Je ne veux pas tout dévoiler ici, mais c'est bien clair, je vais me constituer un petit dossier explicatif.
Je n'ai pas besoin de locaux , dans l'immédiat , mais quand le projet d'usine se concrétisera, j'irai m'y installer.
Si je peux faire de la publicité, lancer des offres .
Alors. c'est possible.
Parce que travailler ne me fait pas peur.
Je le fais déjà , à la différence que je n'en vit pas.
Donc, si toute cette énergie que je pers à me faire rabaisser par mon asistante sociale, je l’utilisais plutôt pour me réhausser ?
D'autant qu'il ne me faudrait pas une fortune.
Avec 5000frs, je peux me lancer.
Et j'ai compté large.
Ca doit bien exister, soit un mécène qui me donnerais ma chance, dans le meilleur des cas.
Soit un amis qui a les moyens et qui croit en moi.
Bon, je sais bien que mes ami,es ne roulent pas sur l'or pour la plupart, mais peut-être, que, je ne le sais pas, mais qu'il y en a un,e parmi eux , qui à plus de moyens, assez d'argent de côté pour se permettre de faire un placement (déductible des impôts) en finançant ma petite entreprise. Et qui serait assez patient d'attendre que ça tourne pour que je puisse commencer à le rembourser.
Je veux y croire, parce que j'ai rencontré des gens à qui c'est arrivé.
Un restaurateur de Chaux-de-fonds par exemple, qui a reçu 50000 pour ouvrir son restaurant.
C'était quelqu'un qui'il connaissait à peine. Mais il aimait ses pizzas, et a cru suffisement en lui pour lui permettre d'ouvrir son propre restaurant.
Moi je me contenterais de 5000.
Quand je pense à tout l'argent que la Ville dépense inutilement pour me pourrir la vie.. je me dis qu'il n'y a pas grand chose à espérer de ce côté là.
A moins que je sonne à la bonne porte.
Justement, en parlant de bonne porte : il existe des associations de femmes par exemple, qui font des prêts pour des petites entreprises.
Alors pourquoi pas la mienne?
Je veux croire que c'est possible, débarrasser les oeuvres sociales de mon encombrante présente, et être enfin libre !!
Je travaillerai comme une acharnée, sans prendre de vacances.
Jour et nuit , je bosserai même le dimanche.
Je ferai des mariage, des anniversaires, des séminaires d'entreprises..
Je suis même prête à photographier les gens , cet été au bord du lac,
Pour ne rentabiliser mon temps au maximum.
Je dois me dépêcher, il est temps !
5000frs.
Je vais faire comme Mère Thérésa : avoir confiance, et attendre que ça tombe du ciel.
Je rigole, mais pas tout à fait,
Je vais me mettre à mon compte et utiliser mon energie pour donner l'exemple, pour que d'autres, qui comme moi sont aux oeuvres sociales et en ont marre se disent que c'est possible..
Rien que pour ça, je mériterais que la ville m'aide!
Ca me fait penser é ce travailleur sociale, qui c'est occupé de moi et ne croyais pas que je puisse réussir dans la photo.
Pourtant, quand on est bien cadré, bien renseigné et coaché, tout est possible à celui qui le veut vraiment.
Mais il ne croyait pas en moi.
Bien à l'aise dans son magnifique bureau de la vieille ville, il perdait son temps à me chercher une direction, au lieu de croire en moi..
Alors, peut-être que je n'étais pas prête.. c'est possible.
Mais là, je le suis, plus que prête, d'ailleurs.
Je bouillone d'énergie et de ressource.
Mon potentiel est illimité.
Alors qui voudrait me permettre de travailler dans ce que j'aime vraiment ?
Photographier ma ville et ses habitants.
Accompagner des personnes qui le veulent dans la conquête d'une meilleure image.
On me dit que je sais mettre les gens à l'aise.
Qu'en voyant mon travail, comme je mets en valeurs leurs voisin, leurs amis, ils se disent
que je pourrais faire pareil avec eux.
lI n'y a pas d'école pour apprendre à mettre les gens à l'aise.
Ca m'a pris 47 ans, mais je sais bien comment faire pour que celui qui se croit "pas photogénique" se trouve beau. Pour montrer que les formes sont sexy et que toutes les femmes sont belles.
Absolument toutes, si on sait les regarder comme il faut et fixer cet instant.
Je n'ai jamais échoué,
Ca a de la valeur, c'est un travail : il est temps que j'en vive,