Prenière leçon de l'année 2014 à Bienne
Quoi ! ' il est 6h du matin! j'étais tellement passionnée par mes photos que je n'ai rien vu.
Il faut dire que , grâce à elles, j'ai commencé l'année merveilleusement.
Je ne peux pas mieux dire !
Quand vous bosser 5h de suite sans même vous en rendre compte, c'est que vous êtes dans votre élément.
Et mon élément à moi, c'est la création.
En fait, pas tout à fait.
Je ne créé rien, les choses existent déjà.
Je les capte, je m'en occupe plus ou moins pour intensifier la perception et je les montre.
Parce qu'en plus, framboise sur le flan caramelbeurre salé (on va être raffiné cette année) :
il y a des gens pour aimer ça.
Cette photo là, en particulier est arrivée, comme une évidence.
Vous n'allez pas me croire, mais c'était vraiment comme ça, j'ai à peine contrasté-
Un rien, juste pour que les choses se détachent mieux.
Mais ces couleurs, ce sont bien celles de la Coupole.
Les couleurs, le sujet, le cadrage, tout me plaît.
Sachant dans quelles conditions j'ai réalisé cette photo, ça prends encore de l'ampleur, du sens. Comme j'aime.
Quand je découvre qu'il est 6h du matin, la fatigue me prends.
Je voulais commencer par écrire, pour raconter ma soirée.décevante.
Mais j'ai bien fait de commencer par mes photos.
Gra^ce à elles, disais-je tout à pris une autre signification.
Et la boue devient terre à modeler, et avec cette terre quelque chose de nouveau nait sous mes yeux éblouis.
En résumé, l'art, pour moi, c'est ça.
Presque une affaire d'alchimiste qui transforme le plomb en or : je fais d'un mauvais sentiment une réalisation concrète.
Tout est possible.
Mais reprenons depuis le début :
Minuit 10, Après un paisible réveillon, je quitte mon fils, pour m'apprêter à fêter dignement le début de l'année à la Coupole.
Ca commence bien, 10 mètres à peine et deux jeunes garçons bien éméchés sont en train de.. pff.. est-ce nécessaire de préciser. C'était un peu glauque. Même si j'ai trouvé plutôt rigolo de voir l'un deux baisser son pantalon et se mettre à courir les fesses à l'air.
Jusqu’à ce qu'il courre derrière moi, heureusement que je ne maîtrise pas le suisse-allemand.. Par contre, il été stoppé net dans sa course.
En y repensant, j'ai eu l'impression d'être protégée.
Mais dans l'instant, tout au long du chemin dans les rues quasi désertes uniquement troublées par quelques cris venus d'on ne sait pas où, je me sentais pas trop en sécurité.
Je m'attendais à voir des gens déguisés, de grappes de jeunes gens heureux... mais non.
Devant la Coupole, pas de feux comme ... mon Dieu, ça fait si longtemps que je ne suis pas sortie .. comment les choses ont-elles pu changer à ce point ?
Pas de feux, pas de marginaux à qui on apportait des gâteaux et du champagne.
J'ai plutôt l'impression d'être en Afrique, la chaleur et la musique
en moins.
La musique.. parlons en.. pas de groupe sympa, qui m'aurait fait danser. Juste les horribles notes de cette Harlem Shake qui...
-Alors, c'est officiel, tu es vieille et c'était mieux avant ?
Non non, heureusement. Attends la suite.
J'ai pris mon appareil et je fait quelques photos de ci de là.
Je rentre et repart en ballade avec Prisca, le labrador de ma fille.
Même au bord du lac, ça pue la solitude et le désepoir.
-Ca s'améliore pas dis donc !
mais atteeeeends ! c'est pas fini.
Je rentre donc.
Les couleurs de mon appartement contrastent furieusement avec la grisitude extérieure.
Je me sens instantanément bien.
Et puis, on y arrive, je mets mes photos sur l'ordi.
Je découvre avec joie qu'il y en a des bonnes.
Elles me ravissent mes photos.
Elles s'expriment.
Ca fait du bien.
Ca me dit qui je suis, ce que j'ai à faire.
Ca me dit qui je suis.
Ca me remets en place.
Et c'est bon.
Sur Faceb...
-Encore Facebook! mais tu ne peux pas vivre sans ?
Mais si! Par contre, ce formidable moyen d'expression et de communication me manquerait !
Enfin du coup je suis motivée pour mon expo.
Si j'y arrive j'aimerais mettre uniquement des photos prises en 2014.
Voilà, j'ai fait le tour.
La il faut vraiment que j'aille me coucher !