Le coeur à Bienne et ailleurs
On parle toujours du cerveau comme du roi des organes.
L'organe suprême, celui qui contrôle tout.
On fait des tas de recherche , parce que c'est vrai, il y a encore énormément de choses qu'on ignore sur le sujet.
Je crois aussi qu'il y a une confusion quand on parle du coeur.
Alors, soit c'est l'élément qui pompe le sang , soit c'est symboliquement une sorte de forme rouge pointue avec deux courbes qui permet de résumer l'amouuuuuuuuuur.
Alors qu'en fait, le véritable organe passionnant et mystérieux, celui qui dirige tout le reste c'est lui et bien lui.
La preuve : on peut vivre sans cerveau, mais pas sans coeur..
Oui, je sais techniquement on peut le remplacer lui aussi. Mais quoi qu'on utilise on le mettra a cet endroit précis
.
Donc, le coeur et la vie sont intimement lié, ça tout le monde le sait.
Mais il reste encore du monde pour croire que le cerveau dirige tout le reste, et minimiser l'importance du coeur.
Du coup, on ferme sa porte. Toujours symboliquement puisque bien sur, les coeur sont rarement munis de portes.
Pourtant, on y arrive.
Comment on fait ça ? En empêchant les émotions de pénétrer à l'intérieur.
En blindant mentalement l'espace cardiaque pour éviter tout sentiment potentiellement douloureux.
C'est très abstrait tout ça.
Ca ne se voit pas.
Ca ne se mesure pas.
On a aucune preuve que ça existe.
Pourtant, on le sent.
On en parle.
On écrit des chansons, on fait des films sur le sujet.
Sur le père Noêl aussi.. et pourtant on sait parfaitement qu'il n'existe pas.
Par contre, le coeur, on le voit, enfin, on peut.
C'est tout ce qui s'y passe qu'on ne voit pas.
Ne vous y trompez pas, les sentiments sortent et entrent réelement à l'intérieur de notre coeur.
Qui parmi vous ne l'a jamais sentit se glacer ?
Ou alors chauffer ?
J'utilise des extrêmes pour illustrer mon propos.
Le coeur est bien le siège des sentiments et des émotions.
Aussi invisibles qu'ils soient, ils y vont et y viennent .
S'y développent, y meurent aussi.
Les sentiments , tiens, parlons en des sentiments.
Puisqu'ils sont le fondement de la nature humaine, alors je dirais que ce sont des plantes.
Des plantes invisibles, mais bien réelles.
Et le coeur est la terre plus ou moins fertile de ces plantes.
Les émotions sont la pluie qui les faits pousser.
Les relations humaines sont l'origine de cette pluie.
Et quelque chose de très mystérieux à l'origine de tout.
J'y suis allée à l'envers, comme souvent dans mes raisonnement.
A l 'endroit et en résumé ça donne :
Quelque chose de très mystérieux crée les relations humaines qui engendrent des émotions qui sont la pluie qui fait pousser les divers plants de sentiments dans la terre plus ou moins fertile de nos coeur
Parfois ce sont des tempêtes qui agitent des tas de sentiments en mêmes temps.
Parfois c'est un doux soleil qui les fait pousser tranquillement.
Certaines plantes deviennent des arbres solides et indéracinables.
Comme les sentiments d'amour pour nos parents.
Tel des jardiniers qui aiment partager leur expériences, alors nos coeur nous porteront vers d'autres qui cultivent les mêmes plantes.
D'après nos valeurs, nos racines , nos expériences, nos caractères, nous cultivons certaines plantes mieux que d'autres..
Parfois, on oublie de les arroser et elles dépérissent.
Elles peuvent renaître aussi.
Je crois même que lorsque deux personnes qui cultivent les mêmes plantes se rentrent, elles se reconnaissent immédiatement.
Et se côtoient, parce qu'elles sentent en elles ces plantes se développer,
Peut-être même qu''un homme et une femme qui s'aiment se fertilisent mutuellement.
D'ou cet amour qui grandit en eux, spécialement .
Pour des amies, c'est différent.
Il y a en moi, comme en chacun une plante nommée "Enthousiasme", dont les fleurs
se nourrissent des vibrations des autres.
Mon imagination se nourrit de ces plantes là.
Mon envie de vivre aussi.
Le jardin de mon coeur serait plutôt une sorte de jungle..
Qui ressemble beaucoup à celui de certaines de mes amies.
Mais une en particulier .
Pourtant, apparemment nous sommes aussi différentes qu'une truite et une autruche, qu'une crevette et un kangourou.
Je vous préviens par avance cet article sera long, car tout ce que je viens d'expliquer m'amène a quelque chose en particulier.
Au fond de moi donc, poussent toutes ces plantes , ce biotop interne qui , même lorsqu'il n'était encore qu'un jardinet, me poussait vers les autres.
Avec cette envie irrépressible de les rendre heureux.
De leur faire plaisir.
Et j'ai cherché, toutes ma vie j'ai cherché comment donner un sens à ce qui est devenu plus qu'une simple envie : un besoin.
J'ai fondé des groupes, j'ai fondé des entreprises, j'ai cherché des combats à mener.
Mais tout ceci était un peu brouillon.
Corrompu parfois.
Alors que tout les éléments du puzzle était là, qu'il me suffisait de les mettre ensemble.
Chacune de mes nouvelles rencontres renforce une branche par-ci, fait éclore une fleur par là.
Et voilà qu'un tout jeune jardin arrive devant moi...
Dans les yeux de sa jardinière, la première chose que j'ai vu, c'est cette flamme sacrée.
Deux sacrées flammes même!
Immédiatement nos deux jungles se sont connectées.
On s'en est rendu compte , mais on a pas compris ce que ça signifiait tout de suite.
J'en reviens à cette porte invisible, cette clôture qui ressemble parfois à des barbelés électrifiés, tant nous avons peur qu'une mauvaise herbe envahisse notre jardin.
Ou que des émotions empoisonnées fassent dépérir nos fleurs.
Et nous fasse souffrir.
Comme si par la porte s'infiltrait un vent glacé qui ferait pourrir nos fruits.
Ce que je ressent actuellement c'est de la force, , de la certitude, de la confiance et du sens.
Je luttais contre l'exclusion et voilà que je trouve qui lutte pour la différence.
Vous voyez la différence ?
Je lutais contre, elle se bat pour.
En rejoignant son combat, j'ai reconnu le mien.
Elle me dit que je lui donne de la force, mais ce n'est pas vrai : la force, elle l'a déjà.
La confiance aussi.
Je suis certaine que si quelqu'un essayait de me faire du mal, elle le massacrerait à coup de piolets.
Allez savoir pourquoi j'ai cette image : je la vois tenant d'une main 5-6- piolets avec lesquels elle frappe violemment mon agresseur.
-Des piolets de ski?
Oui, oui, des piolets de ski.
Je ne lui donne rien, elle à déjà tout.
Je la regarde s'émerveiller comme une petite fille devant ma vieille robe de chambre.
Ou soudain avoir une pensée tellement émouvante pour sa grand-maman disparue.
Comment voulez-vous que ma plante d'enthousiasme ne se mettent pas immédiatement à fleurir ?
J'imagine très bien la sienne. Un arbre magnifique , avec une multitude de petites fleurs blanches.
Et de grosses racines, sombres et torturées qui s'enfoncent dans ce terreau hyper-fertile qui constitue la base de son coeur.
En fait la force et la confiance, c'est elle qui les détient et qui me les offre, sur un plateau d'argent.
Qu'elle ma tendu spontanément.
C'est pour cette raison, que je ne lui demande jamais rien.
Je reçois déjà tant.
Au point que dans mon arbres d'enthousiasme, j'ai pu mettre des balançoires.
Nous n'en sommes qu'au début de notre amitié, mais déjà, une pousse nouvelle est éclose, qui pousse malgré le froid et les épreuves.
Qui pousse vite. Au point de faire des racines, de devenir du bois.
Une pousse, juste à côté de mon arbre d’enthousiasme et qui représente notre relation.
Une relation d'amitié entre deux femmes aussi différentes qu'une loutre et un poney Shetland. Qui avait aussi peu de chance de se rencontrer.
Finalement toutes mes amies ne me ressemblent pas, et c'est ce que j'aime chez elles.
Elles poussent toutes à différents endroits, et embellissent chacune une part de ma jungle.
Il est très rare que j'en déracine une.
Parfois je crois couper la plante, mais elle est vivace et reprends de plus belle, jusqu'à s'ancrer si profondément qu'elle vivra à jamais.
Il y a toute fois un élément.. indépendant, car tout jardinier que l'on soie, avec tout le soin qu'on y mette, quelque chose de plus fort que nous dirige tout ça.
Quelque chose de très mystérieux.
Ce quelque chose qui à créé la Nature.
On lui donne tellement de nom !
Comme tout le monde, j'essaie de lui en donner un : la Force, par exemple.
Avant je disais Dieu, mais Dieu est masculin.. c'est Notre Père.. alors que la Nature est féminine, c'est Notre Mère. A mon avis, c'est plus que ça, les deux en même temps ou encore autre chose, c'est un mystère.
Ce Mystère est imprévisible.
Il nous teste en quelque sorte, il nous éprouve..
Dans nos coeurs poussent donc toutes sortes de plantes, dont certaines mauvaises herbes tenaces, qui non seulement ne sont ni belles ni utiles, mais qui en plus étouffent parfois les autres plantes.
Quand on me dit que je suis une femme bien, par exemple ça m'embête.
J'ai l'impression d'être réduite, et que c'est faux.
Parce que je suis bien plus que ça.
Je suis bien et je suis mal, je suis tout.
Tout comme vous, tout comme chacun
Tout les sentiments peuvent pousser en nous, tout dépends des engrais qu'on leur donne, de la fréquence d'arrosage, du binage etc...
C'est ce qui nous rends complexe et contradictoire.
Avant, j'avais toujours cette peur : peur du jour ou ma nouvelle amie découvrirait qui je suis vraiment : pas si cultivée, pas si sage...
Au fil du temps, j'ai cru évoluer, mais je remplaçais les anciennes peurs par de nouvelles : pas assez riche, pas assez aimable...
La peur est le pire sentiment qui soie pour un jardin.
Comme une pluie toxique, surtout si c'est ce genre de peur nommée angoisse, qui assombrit tout.
Jusqu'a faire moisir les plus robustes des arbres.
Le coeur d'un être recèle forcement des zones d'ombres.
L'amie véritable, la précieuse les acceptera.
Donc pourquoi s'en soucier ?
Plus ça va et moins j'y pense.
J'essaie d'accepter les autres comme ils sont jusqu'à aimer leurs défauts et en rire avec eux.
Jusqu'à leur trouver du charme, jusqu'à les aimer.
Je dédie cet article à ma nouvelle jungle, dont l'énergie fait grandir la mienne.
Mais aussi à mon petit jardin japonais , si zen et si harmonieusement planté.
Je me fiche qu'on puisse le trouver un peu snob ou prétencieux. Je ne vois que sa beauté et le bonheur de m'y promener.
Mes amies sont chacune un jardin différent : jardin à l'italienne, un peu baroque
Jardin à la française avec son labyrinthe..
Jungle autour du temple d'Anchor.
Jardin potager, tout simple, mais tellement utile et rempli de sagesse.
Champ de blés, avec ses coquelicots.
Jardin de campagne avec son ruisseau et son petit pont.
Voilà.
Demain, c'est un jardin qui n'a pas de limite avec la forêt, dans le quel trône un grand chêne qui viendra chercher un desert immense peuplés d'oasis fabuleuses. pour se rendre dans un endroit bétonné.
Oh mon Mystère ! il est 6h06 ! je cours me coucher !