Emotions à Bienne, en Acadie et ailleurs
Par la magie du net, mes photos voyagent jusqu'au Canada qui me parle de l'Acadie et de Balnoral, le village de Julie.
Par la magie de la photo, soudain, juste par une infime différence de contraste, une émotion me transperce.
Je sais que j'ai touché juste.
Que je dois m'arrêter là, parce que, allez savoir pourquoi, cette photo m'impressione avec ces teintes là.
Parfois, on fait les choses sans bien savoir pourquoi.
Alors que j'avais placé la lampe à ses côtés, il nous a semblé évident , au même moment qu'il fallait qu'il la prenne plus près, pour la mettre devant lui.
J'ai pris la photo avant qu'il ne pose, pour avoir ce quelque chose d'imprévu de moins contrôlé que j'attrape dans ces instants-là.
Plus tard, ce soir,,cette nuit, en regardant ça sur mon ordi, j'ai su tout de suite que je tenais une bonne photo.
Je l'ai recadré, contrasté un peu.
Et voilà que tout à coup, alors que je ne m'y attendais pas, une toute petite diférence de couleur à tout changé.
Soudain, la photo devenait vivante.
-Tu va pas me dire que pour du bleu clair ou plus foncé, ça change quelque chose à ce point ?
Ben si, figure toi.
Le noir et blanc est le moyen le plus spectaculaire de transformer une simple photo en presque "document historique".
Un léger jaune donne une époque : années 70.
Et là, je ne sais pas.
J'ai ressenti, mais je n'ai pas compris.
Fianelement ce qui importe dans toutes oeuvres d'art en général et dans la photo en ce qui me concerne,c'est l'émotion..
Même si il y a une part de mensonge.
en fait, Joe est juste en train d'ajuster la lampe, qui n'est pas une vraie lampe, mais un espèce d'assemblage maison.
Fixé par la photo, ça devient autre chose.
Comme si, il avait un autre intérêt.
Comme si il était en train de créer lui même un début de femme de lumière.
On en devine la bouche et les yeux.
A peine.
Et Joe lui même à un crissement de muscle sur le côté qui donne du mouvement.
Il a presque l'air d'une sorte de junkie en train de se préparer une dose de femme illusoire mais fantastique.
Parce qu'il est torse nu , sortant de l'obscurité avec cette position assise typique.
Parce que ses chveux mi-longs tombe le long de son visage.
Voilà pourquoi cette photo est un mensonge, puisqu'en vérité c'est un sportif et que, avec le succès qu'il a, je doute qu'il aie besoin de se fabriquer de fausses femmes.
-Et c'est ça qui te provoque une émotion?
Ah, mais tu me cherche aujourd'hui!? Ce qui m'émeut, c'est la symbolique.
C'est finalement ce que l'on cherche tous, moi y compris.
-Joe en train de triturer une lampe.
Non mais, ça commence à bien faire! je me donne de la peine pour t'expliquer quelque chose et ...
-Bon ,fâche-toi pas, tu disais? ce que l'on cherche tous ?...
La personne idéale, Celui ou celle dont on rêve.
Et qui nous manque parfois tellement que l'on en peut plus, qu'on doit se la représenter, ,
toucher son idéal du bout des doigts, quitte à ce que ça ne soie qu'un substitut, une illusion,
-Ok !!!
Et c'est ce que j'ai fait, inconsciemment, à travers Joe, c'est moi que j'ai mis en scène
Logiquement : ce qui nous touche nous concerne.
Alors, bien sur, soyons clair, je ne pense à personne en particulier, ni a Joe qui pourrais être mon fils, ni à qui que ce soit d'autres d'ailleurs.
Mais je vais être honnête , voir de si près un si beau garçon, et à torse nu à réveillé quelque chose en moi que je croyais bien anesthésié.
Sur le moment, ça allais, consciemment. J'y pensais à peine, juste pour rigoler, comme si j'étais un vieux photographe pervers face à une nymphette innocente.
Et puis, il faudrait être en béton armé.. et je ne suis qu'une faible femme.
Enfin, pas si faible que ça, puisque la raison prime.
Mon cerveau dirige, et m'interdit toute pulsion non-professionelle.
C'est même pas ça, finalement, , j'ai trop de respect pour moi et les autres, pour les voirs autrement que des personnes , qu'il faut respecter.
Et me jeter comme une bête sur le pauvre modèle qui me fait confiance, sous prétexte que ça fais trop longtemps que ... ça ne me ressemble pas du tout.
Donc, je disais, qu'il a fallu que je retouche précisément cette photo pour comprendre que ça me manquait.
L'odeur de quelqu'un , le contact de la peau de quelqu'un de précis.
Une odeur et un contact qui ne ressemble à aucun autre. Que l'on peut se remémorer et sentir cette chaleur typique vous traverser, et lcoeur qui brule presque que ça en devient douloureux.
Mais une douleur si vivante.. une douleur existentielle.
Jusqu'à ce que...
"elle court, elle court.." Michel Sardou ne me rappelle que l'amour est une maladie.
Et que si le virus m'infecte, je vais me transformer en zombie.
Ca me refroidit direct.
Ah.. long soupir...
J'entends au loin, une autre voix, une autre Michèle,.
Avec la voix que je lui imagine puisque je ne l'ai jamais entendue.
Une voix de femme nette et claire , avec un zest de distinction, et un léger accent du nord.
Parce que je préfère qu'il en soit ainsi, je ne saurais dire vraiment pourquoi.
Peut-être pour qu'elle n'entende pas la mienne, un peu enfantine parfois, et cette difficulté à prononcer les S qui m'a tant complexé à l'adolescence.
Ca va faire presque trois années, il semble que Michèle ponctue touts mes articles de sa voix virtuelle.
Donc, je sais exactement ce qu'elle va dire : que l'amour existe et qu'elle l'a trouvé.
Mais ça, je n'en doute pas un instant,
J'ai des exemples bien plus proches. Sandra et Frank, Ron et Daniela Tanja et Raquel etc..
Dnc ça existe, mais je doute que ça puisse m'arriver.
parce qu'une fois que j'aurai laissé tombé mes défenses et présenté mon organe cardiaque sur un plateau d'argent.. alors il sera à nouveau piétiné.
Les vieilles cicatrices se ré ouvriront pour laisser sortir un concentré de bactéries sentimentales tellement puissantes que le monde entier s'en trouverait irrémédiablement contaminé
Comme Bruce Willis, je sauve la planête, sans qu'elle s'en doute.
Mon coeur n'est pas fermé.
Juste un secteur.: une zone hyper-dangereuse peuplée d'hydres et autres bestioles improbables où seuls les fous furieux, les psychopathes et les schizophrènes sous acide osent s'aventurer avant de se faire rejeter telle une greffe incompatible.
Voilà, il est 5h du matin.
Ecrire m'a évité de trop ppenser..
Je m'endors sur mon clavier, iles temps d'aller me coucher.
Je ne me relis pas. Merci pour votre compréhension.
Pensez à moi, envoyez moi des bonnes vibes, aux alentours de 14h.